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Crise du logement: une nouvelle étude de l’Institut économique de Montréal s’attaque aux mythes véhiculés par certains activistes du logement social

Montreal, May 28, 2003 – Une Note économique rendue publique aujourd’hui par l’Institut économique de Montréal (IEDM) démontre que les explications avancées par les activistes du logement social quant aux causes de la crise du logement ne tiennent pas la route. Intitulée Quelques mythes sur les causes de la crise du logement, l’étude produite par le directeur de la recherche à l’IEDM, M. Pierre Desrochers, conclut que l’abolition de la réglementation excessive qui étouffe le marché locatif est la seule façon de mettre fin à la crise du logement.

L’appauvrissement des ménages?

Contrairement au Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) qui invoque la pauvreté grandissante des locataires québécois, M. Desrochers démontre, chiffres à l’appui, que l’appauvrissement des ménages n’est pas la cause de cette crise. En effet, la situation financière de la très grande majorité des Québécois n’a cessé de s’améliorer depuis le milieu des années 1990 comme l’indique notamment la réduction de 31% du nombre de bénéficiaires de l’aide sociale entre 1996 et 2002.

Les coupures dans les programmes de logement social?

M. Desrochers se penche également sur l’autre cheval de bataille du FRAPRU, soit celui des coupures fédérales dans les programmes de logements sociaux. Ses calculs montrent que, loin d’avoir diminuées, les dépenses fédérales et provinciales en matière de logement social au Québec ont augmenté de plus de 15% en dollars constants entre 1996 et 2001, si l’on tient compte de tous les programmes dans le domaine.

Changement de mode de vie?

L’étude de l’IEDM examine enfin l’explication selon laquelle le secteur privé aurait de la difficulté à répondre aux demandes d’une population vieillissante et d’un nombre croissant de ménages composés d’un seul adulte. Or on observe des changements démographiques et comportementaux similaires dans le reste du Canada dans un contexte où la croissance de la population est nettement supérieure à celle du Québec. Malgré tout, conclut M. Desrochers, il est plus facile de trouver un logement dans les villes des autres provinces canadiennes.

Selon le directeur de la recherche de l’IEDM, «c’est la conjonction de deux facteurs, soit les prix des loyers les plus bas et les coûts de construction les plus élevés au Canada, qui fait en sorte qu’il n’est pas rentable d’investir dans le logement locatif au Québec». Il suggère donc que «la meilleure façon de résoudre pour de bon la crise du logement serait d’abolir la réglementation excessive du prix des loyers, de la construction résidentielle et des relations entre propriétaires et locataires».

Le texte complet de l’étude Quelques mythes sur les causes de la crise du logement est disponible sur le site Web de l’IEDM.

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Pour renseignements et entrevues : Patrick Leblanc, directeur, événements et communications au (514) 273-0969 ou à pleblanc@iedm.org

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