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22 November 2017November 22, 2017

Réduire les impôts est toujours, toujours, toujours une bonne idée

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Réduire les impôts est toujours, toujours, toujours une bonne idée

Le ministre des Finances du Québec, Carlos Leitão, vient de réduire les impôts des particuliers de 1,2 milliard de dollars. On peut sans doute prévoir une suite à ce soulagement fiscal lors du budget du printemps prochain.

Or, quelques jours avant l’annonce du ministre, certains commentateurs affirmaient qu’un allègement fiscal ne devrait pas être une priorité, sous le prétexte qu’il n’y aurait pas vraiment de lien entre le fardeau des taxes et le succès économique, les pays nordiques représentant une preuve de cette affirmation.

L’argument de l’innocuité des taxes est étonnant, et ce pour deux raisons. Premièrement, partout dans le monde (incluant au Québec), les gouvernements se basent sur les recherches économiques des dernières décennies pour optimiser leur taxation. Les différentes sortes de taxes ont des effets variables sur le désir d’entreprendre, de travailler et d’investir. Il y a peu de doute que les impôts sur le capital sont plus nocifs que les impôts sur le revenu, qui eux-mêmes sont pires que les taxes de vente.

Selon le Volume 1 du rapport de la Commission Godbout sur la fiscalité du gouvernement du Québec, chaque baisse de un dollar du fardeau fiscal cause une hausse à long terme du PIB réel qui varie selon le type de ponction de l’État :

- tarification : +0,41 $

- taxes de vente : +0,43 $

- taxes sur la masse salariale : +0,55 $

- impôt sur les revenus des sociétés : +0,60 $

- impôt sur les revenus des particuliers : +0,72 $

- impôt sur le capital : +1,37 $

On retrouve à peu de chose près les mêmes ordres de grandeur dans d’autres études internationales. C’est en raison de ces chiffres que plusieurs gouvernements substituent aux impôts directs des taxes de vente, vues comme une façon moins nocive de prélever des revenus.

Les taxes et impôts élevés n’auraient donc pas d’effets négatifs sur la richesse collective des Québécois, alors qu’ils en ont partout ailleurs sur la planète?

Il y a au moins une deuxième raison pour laquelle on peut douter de cette affirmation. On n’a pas besoin d’être à l’affut des nouvelles pour constater que les gouvernements se plient souvent en quatre pour offrir de bonnes conditions fiscales aux entreprises pour les attirer ou les retenir sur leur territoire. Les crédits pour le cinéma, pour le jeu vidéo; les subventions pour les cimenteries, les avionneurs; les avantages divers pour les Amazon de ce monde. Ainsi, la fiscalité n’aurait pas d’impact sur les décisions d’investissement?

Il faut vivre dans un monde assez spécial pour croire que le niveau et les types de taxes n’ont pas d’impact sur les comportements et les décisions. En tout cas, dans le monde réel, les taxes élevées semblent nuire à la performance économique. Réduire l’impôt sur le revenu des particuliers est donc un pas dans la bonne direction.

Comme le disait si bien Milton Friedman : « I am in favor of cutting taxes under any circumstances and for any excuse, for any reason, whenever it's possible ».

Germain Belzile is a Senior Associate Researcher at the MEI. The views reflected in this op-ed are his own.


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