Publications

Le « miracle celte »

Depuis 1987, l’Irlande est devenue incontestablement la star du monde économique international. C’est en effet l’année de l’arrivée au pouvoir d’une administration vouée à l’allégement fiscal et à la gestion responsable des finances publiques. 1987 est aussi l’année où est intervenu une sorte de consensus social en faveur de la modération en matière de coût du travail. John Bruton, chef de l’Opposition à Dublin, a joué un rôle de premier plan dans ce retournement épique. En fait, l’Irlande est vraisemblablement l’étoile la plus brillante du firmament économique à l’heure actuelle.

Taille de l’État et richesse des nations

La contribution essentielle du présent article est d’établir une relation négative, forte et durable, entre la taille de l’État mesurée par les dépenses publiques et la croissance du PIB. Cette relation tient aussi bien pour les économies développées de l’OCDE que pour un ensemble élargi de 60 pays du monde entier. Après des décennies de déclin des taux de croissance, l’orthodoxie populaire veut que les économies développées, aux revenus élevés, n’aient plus la capacité d’atteindre à des taux de croissance de 3,5% ou plus. L’analyse présentée dans les pages qui suivent offre une autre explication: c’est le gonflement de l’État qui a ralenti la croissance économique. On peut réaliser une croissance plus rapide certes, mais à une condition: qu’on soit prêt à réduire la taille relative de l’État.

La taxe sur les gains de capital: un énorme fardeau social

Pour aspirer à la prospérité, il nous faut changer nos vieilles méthodes, abandonner nos industries désuètes et miser sur de nouvelles façons de faire et sur les entreprises novatrices. Pour réaliser cette transition, les capitaux doivent suivre. Ils doivent passer des industries d’hier à celles de demain. Ce changement est un pari. Les gens expérimentent sans cesse et ces expérimentations doivent être financées. Ce financement à son tour impose la mobilité du capital et repose donc sur les incitations qu’auront les agents économiques à faire passer les capitaux d’une entreprise à l’autre. Si ce genre de déplacement est taxé – et c’est ce que fait l’impôt sur les gains en capital –, l’incitation à transférer des ressources de l’ancienne à la nouvelle idée en est affaiblie.

Fiscalité des Québécois et croissance

Les gouvernements canadiens exercent sur l’économie canadienne une ponction supérieure à celle de toute autre période antérieure, à l’exception de la deuxième guerre mondiale. La famille canadienne moyenne verse plus de 46% de son revenu en taxes, contre 33% en 1961. Le compte de taxe de la famille canadienne s’est alourdi de 1 286% depuis 1961, pour absorber à lui seul plus de ressources que les trois composantes des dépenses essentielles combinées que sont le logement, l’alimentation et le vêtement. Des quatre pays avec lesquels on commerce le plus, c’est au Canada que l’ensemble du fardeau fiscal s’est le plus appesanti au cours des trois dernières décennies. Le seul impôt sur le revenu a augmenté deux fois plus qu’aux États-Unis.

Étatisme et déclin du Québec – Bilan de la Révolution tranquille

Étatisme et déclin du Québec constitue une analyse décapante de la Révolution tranquille, pivot autour duquel gravite l’interprétation reçue de l’histoire du Québec. Avant, c’était la grande noirceur; après, la modernité libératrice et le progrès triomphant. L’observation des faits contraint pourtant à peindre un tout autre tableau. Si la Révolution tranquille a marqué chez nous un tournant de l’évolution économique et sociale, ce fut un tournant pour le pire qui a signalé le début d’un élargissement progressif de l’écart entre la croissance de l’Ontario, du Canada et des États-Unis, d’une part, et celle du Québec, de l’autre.

Back to top