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Communiqués de presse

Budget fédéral: on ne règle pas une crise de la productivité à coups de hausses d’impôts

  • Ottawa n’a toujours aucun plan de retour à l’équilibre budgétaire.
  • Le gouvernement fédéral a embauché plus de 98 000 nouveaux fonctionnaires sous Trudeau.

Montréal, le 16 avril 2024 – L’augmentation du taux d’inclusion des gains en capital ne fera qu’accentuer le retard en productivité canadien, a réagi l’Institut économique de Montréal en réponse à la publication du budget fédéral cet après-midi.

« La productivité canadienne est en crise et le meilleur moyen de l’augmenter est d’attirer de nouveaux investissements », affirme Renaud Brossard, vice-président aux Communications à l’IEDM. « Ce n’est pas en faisant miroiter des hausses d’impôt qu’on attire des investisseurs et des créateurs d’emploi.

« Avec ce budget, le gouvernement Trudeau tire dans la chaloupe. »

Dans le cadre du budget, le gouvernement Trudeau a annoncé l’augmentation du taux d’inclusion des gains en capital de 50 pour cent à 66 pour cent pour les gains supérieurs à 250 000$ par année.

En mars dernier, la numéro deux de la Banque du Canada, Carolyn Rogers, parlait d’une « urgence productivité » au Canada.

Les Canadiens se classent avant-derniers parmi les pays membres du G7 pour leur productivité par heure travaillée, selon une étude de l’IEDM publiée au mois d’août dernier.

L’Institut explique que ce retard découle d’un manque d’investissement privé non-résidentiel. Alors que celui-ci était évalué à 17 389 $ par travailleur canadien, il atteignait 27 307 $ par travailleur américain, en 2018.

« Chaque dollar que le gouvernement prévoit retirer des poches des investisseurs avec cette hausse d’impôt représente un dollar de moins d’investissement potentiel, » explique M. Brossard. « Il est temps que le gouvernement Trudeau réalise qu’il n’a pas un problème de revenus, mais bien un problème de dépenses. »

Le budget déposé aujourd’hui par le gouvernement Trudeau prévoit un manque à gagner de 39,8 milliards de dollars pour l’année 2024-2025.

Les taux d’intérêt élevés contribuent à cette situation, alors que les paiements d’intérêts sur la dette fédérale sont estimés à 54,1 milliards de dollars cette année, en hausse de 14,6 pour cent depuis l’an dernier.

L’IEDM note que l’une des sources importantes d’augmentation des dépenses est l’embauche massive de fonctionnaires fédéraux sous le gouvernement Trudeau.

Les effectifs de la fonction publique fédérale ont crû de plus de 98 268 employés depuis le premier budget Trudeau, en 2016. Cela représente une croissance de 28 pour cent des effectifs par Canadien ou Canadienne, selon une étude de l’IEDM publiée en janvier dernier.

« L’explosion du nombre de fonctionnaires ces dernières années est symptomatique d’un gouvernement qui a perdu le contrôle sur la croissance de ses dépenses », explique M. Brossard. « Bien qu’il y ait aujourd’hui 28 pour cent plus de fonctionnaires fédéraux par habitant, bien peu de Canadiens et Canadiennes vous diraient qu’Ottawa en fait 28 pour cent plus pour eux. »

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L’IEDM est un think tank indépendant sur les politiques publiques qui compte des bureaux à Montréal et Calgary. Par ses publications, ses apparitions dans les médias et ses services consultatifs aux décideurs politiques, l’IEDM stimule les débats et les réformes des politiques publiques en se basant sur les principes établis de l’économie de marché et sur l’entrepreneuriat.

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Demandes d’entrevue
Renaud Brossard
Vice-président, Communications
Cell. : 514-743-2883

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