Libéralisation des marchés

Attente à l’urgence: les cliniques privées font partie de la solution

L’attente moyenne sur civière dans les urgences de Montréal stagne à près de 20 heures…

C’est quatre heures de plus que la cible de 16 heures de l’Agence de la Santé et des Services sociaux de Montréal (ASSSM). Et entendons-nous que même si cette cible était atteinte, ce serait loin d’être acceptable.

On note par ailleurs que 28,1 % des patients ont dû passer plus de 24 heures sur une civière. Et un docteur cité dans l’article craint que ces résultats ne deviennent la norme dans le réseau.

Le système public démontre encore une fois ses limites. Et en conséquence, personne ne devrait se surprendre qu’un nombre grandissant de Québécois – même de classe moyenne – se tourne vers les cliniques privées et payent de leurs poches pour répondre à leurs besoins et à ceux de leur famille.  Et ce, même s’ils payent aussi de plus en plus de taxes et d’impôts pour soutenir le système public.

Oui, le système public peut être améliorée. Notamment par le biais de réformes comme le financement des hôpitaux à l’activité (au lieu de le faire à l’aide de budgets globaux, qui ne motivent pas les administrateurs à être plus efficaces). Mais les cliniques privées répondent à un besoin réel et font aussi partie de la solution – et non du problème – pour assurer des soins accessibles à la population dans des délais raisonnables.

Surtout, elles sont fondées sur le principe de la pure liberté de choix. Personne n’est forcé de les utiliser, mais elles constituent une option de plus, et ce à prix souvent très raisonnable par rapport à la valeur du service fourni.

Michel Kelly-Gagnon est président et directeur général de l'Institut économique de Montréal. Il signe ce texte à titre personnel.

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