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Plus de 220 millions $ en subventions... pour très peu d’impact sur l’environnement

Montréal, le 28 mars 2019 – Depuis 2012, Québec a dépensé plus de 220 millions $ en subventions pour « encourager » l’achat de véhicules électriques. Ces dépenses vont se poursuivre, puisque le gouvernement a prolongé ce programme pour deux ans. Pourtant, l’IEDM le dit depuis longtemps, non seulement une telle politique publique est très coûteuse, mais elle n’a que très peu d’impact sur les émissions de gaz à effet de serre (GES).

En effet, même si le Québec atteignait son objectif d’avoir un million de véhicules entièrement électriques sur ses routes en 2030 – soit vingt fois plus que présentement –, cela réduirait nos émissions de GES de seulement 3,6 % par rapport au niveau actuel.

« C’est du pur gaspillage! », soutient Germain Belzile, chercheur associé senior à l’IEDM. « Et c’est sans compter les 300 millions $ en subventions à l’achat que le fédéral vient d’annoncer, plus les centaines de millions que Québec et Ottawa vont dépenser pour développer le réseau de stations de recharge. Tout ça pour un résultat minime en termes de réduction d’émissions. »

Jusqu’à maintenant, la subvention de 8600 $ accordée par Québec coûtait aux contribuables un peu moins de 300 $ par tonne de GES non émise. Avec la nouvelle subvention fédérale de 5000 $, le coût par tonne de GES non émise passe à plus de 450 $, soit 23 fois le prix à la bourse du carbone ou celui de la taxe fédérale.

« Le coût de la subvention est très élevé quand on pense qu’au Québec, avec le marché du carbone, le coût pour éviter l’émission d’une tonne de GES est actuellement d’environ 20 $ », explique M. Belzile. « Pensez-y, vous avez le choix entre un coût de 450 $ ou de 20 $, pour deux politiques qui visent à atteindre le même objectif. »

De plus, il faut garder à l’esprit que ces fonds profitent en grande partie à des gens qui auraient acheté une voiture électrique même sans subventions, et que ces mêmes acheteurs font partie du quintile le plus riche de la société. Aussi, une partie non négligeable des subventions est captée par les constructeurs automobiles sous la forme de prix plus élevés, comme l’a montré la récente baisse de prix du constructeur Tesla, aux États-Unis, suite à la réduction du crédit fédéral.

Tous ces fonds publics sont dépensés en pure perte : des études prévoient que le prix des voitures électriques sera compétitif avec celui des voitures à essence dès 2024 – sans subventions – et qu’il continuera à baisser ensuite pour atteindre la parité avant la fin de la décennie, alors que le coût des batteries continuera de décroître.

« Nos gouvernements devraient faire disparaître sans délai les programmes de subventions puisque le Québec et le Canada ont déjà établi un prix sur le carbone. Et comme nous l’a enseigné le plus récent lauréat du Nobel d’économie, William Nordhaus, un tel mécanisme de prix devrait remplacer toutes les subventions qui visent le même but. C’est une simple question de bon sens », conclut M. Belzile.

* * *

L’IEDM est un think tank indépendant sur les politiques publiques. Par ses publications et ses interventions, l’IEDM alimente le débat sur les politiques publiques au Québec et à travers le Canada en proposant des réformes fondées sur les principes de l’économie de marché et de l’entrepreneuriat.

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Demandes d’entrevues : Pascale Déry, Vice-présidente, Communications et développement, IEDM. Tél. : 514-273-0969 p. 2233 / Cell. 514-502-6757 / courriel : pdery@iedm.org


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