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Régime d’assurance médicaments : assurons ceux qui n’ont pas les moyens de payer

Montréal, le 8 février 2019 – L’IEDM voit d’un bon œil la décision présumée d’Ottawa de ne pas aller de l’avant avec un régime national d’assurance médicaments entièrement étatique, par lequel le gouvernement deviendrait l’unique assureur et empêcherait les travailleurs qui le souhaitent de continuer à bénéficier de leur couverture actuelle.

« Le gouvernement aurait raison de ne pas choisir la voie du monopole étatique et de conserver le modèle actuel mixte public-privé géré par les provinces », soutient Michel Kelly-Gagnon, président et directeur général de l’IEDM. « Bien que l’idée d’un monopole étatique a fait du chemin auprès de certains au cours des dernières années, l’IEDM le répète depuis longtemps, un tel régime pénaliserait les Canadiens qui sont déjà couverts en leur retirant leur liberté de choix. »

En effet, l’argument souvent évoqué en faveur de l’instauration d’un monopole étatique au Canada est que celui-ci procurerait au gouvernement un pouvoir de négociation supérieur auprès des compagnies pharmaceutiques, ce qui permettrait prétendument de mieux contenir les coûts des médicaments. Mais ce que les tenants d’un tel régime omettent de dire, c’est que les économies seraient pour l’essentiel obtenues par le rationnement et la réduction du nombre de médicaments disponibles, et non par une plus grande efficacité.

« Les Canadiens doivent savoir que la couverture étatique ne sera assurément pas aussi généreuse que la couverture qu’offrent actuellement les employeurs par le biais des assurances privées », explique M. Kelly-Gagnon. « De plus, si l’accès aux médicaments est élargi via une couverture gouvernementale unique, celle-ci coûtera inévitablement encore plus cher aux contribuables. Or, il faut savoir que l’ancien directeur parlementaire du budget évoquait déjà d’importantes hausses d’impôt pour financer un tel programme. »

Toujours selon l’ancien directeur parlementaire du budget, ce sont 10 % des Canadiens qui n’ont pas les moyens de payer leurs médicaments.

« S’assurer que chacun puisse recevoir les soins et la couverture d’assurance médicaments dont il a besoin est une préoccupation légitime. Mais l’on peut très bien y répondre par le biais d’une aide ciblée à cette partie de la population. S’agissant d’une aide ciblée, il sera justement plus facile, sur le plan budgétaire, de leur offrir une couverture adéquate, voire même généreuse », souligne M. Kelly-Gagnon.

Le système actuel mixte public-privé fonctionne pour la très grande majorité des Canadiens. Ceux-ci sont dans l’ensemble très satisfaits de la couverture que leur offre leur employeur par l’entremise d’assureurs privés. Et bien que les Canadiens souhaitent améliorer l’accès aux médicaments pour tous, un sondage récent a montré que 90 % d’entre eux s’opposent à une politique nationale qui menacerait les régimes collectifs actuels. « Manifestement, les travailleurs canadiens ne sont pas prêts à se contenter d’une couverture d’assurance médicaments de moindre qualité que celle dont ils bénéficient présentement », conclut Michel Kelly-Gagnon.

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L’IEDM est un think tank indépendant sur les politiques publiques. Par ses publications et ses interventions, l’IEDM alimente le débat sur les politiques publiques au Québec et à travers le Canada en proposant des réformes fondées sur les principes de l’économie de marché et de l’entrepreneuriat.

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Demandes d’entrevues : Pascale Déry, Vice-présidente, Communications et développement, IEDM. Tél. : 514-273-0969 p. 2233 / Cell. 514-502-6757 / courriel : pdery@iedm.org


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