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15 juin 2016juin 15, 2016

The Benefits of Pharmaceutical Innovation: Health, Longevity, and Savings

Cahier de recherche (en anglais avec sommaire en français) illustrant comment le développement de nouveaux médicaments permet aux patients de vivre plus longtemps et en meilleure santé et mène à des économies dans le système de santé

The Benefits of Pharmaceutical Innovation: Health, Longevity, and Savings

Bien que les coûts des nouveaux produits pharmaceutiques fassent souvent l’objet de critiques dans les médias, il est rare qu’on signale en même temps les bienfaits qu’apportent ces nouveaux médicaments. De nouvelles recherches présentées dans ce Cahier de recherche examinent notamment l’impact de l’innovation pharmaceutique sur l’hospitalisation des patients atteints du cancer au Canada de 1995 à 2012.

Communiqué de presse : Les nouveaux médicaments sauvent des vies et des milliards de dollars au système de santé canadien
 

En lien avec cette publication

L’innovation pharmaceutique est bénéfique pour les patients comme pour les finances publiques (Le Devoir, 15 juin 2016)

Pharma innovation worth the cost (www.torontosun.com, 20 juin 2016)
   

The Benefits of Pharmaceutical Innovation: Health, Longevity, and Savings (en anglais avec sommaire en français)

SOMMAIRE

Bien que les coûts des nouveaux produits pharmaceutiques fassent souvent l’objet de critiques dans les médias, il est rare qu’on signale en même temps les bienfaits qu’apportent ces nouveaux médicaments. De 1995 jusqu’en 2012, l’espérance de vie à la naissance au Canada a été prolongée de plus de trois ans et les congés accordés par les hôpitaux de soins curatifs par tranche de 100 000 habitants (une mesure de l’utilisation des hôpitaux) ont diminué de 25 %. Même si, de toute évidence, ces améliorations résultent de facteurs multiples, un nombre important et croissant d’études ont démontré que l’innovation pharmaceutique explique en grande partie de telles améliorations à long terme au chapitre de la santé et de la longévité.

De plus, même si les nouveaux médicaments peuvent sembler dispendieux quand on les considère isolément, l’innovation pharmaceutique ouvre la voie à des économies de coûts ailleurs dans le système en réduisant l’utilisation de services de santé tels les hôpitaux et les résidences pour personnes âgées avec soins de longue durée. Des études ont aussi établi qu’il est important de fixer des prix appropriés pour les médicaments afin de maintenir un rythme vigoureux d’innovation pharmaceutique.

Longévité et santé

L’impact positif de l’innovation pharmaceutique sur la longévité a été démontré à maintes reprises au moyen de différentes méthodologies. Une étude utilisant des données sur les patients recueillies auprès de 22 000 résidents âgés de la Suisse a conclu que les patients consommant des médicaments cardiovasculaires plus récents vivaient plus longtemps que ceux en consommant de moins récents, les estimations les plus prudentes faisant état d’une longévité accrue de presque 3 mois de 2002 jusqu’en 2012 à un coût inférieur à 10 000 $US par année de vie gagnée. Une autre étude fondée sur des données régionales visant 30 pays en développement ou à revenu élevé a signalé que l’espérance de vie croissait plus rapidement dans ceux où on notait de plus fortes hausses du millésime des médicaments (l’année de lancement à l’échelle mondiale), la consommation accrue de médicaments plus récents représentant 73 % de l’augmentation de l’espérance de vie à la naissance. Selon une troisième étude utilisant cette fois des données sur les maladies au Canada, les sièges du cancer (sein, poumon, côlon, etc.) ayant fait l’objet d’une plus grande innovation pharmaceutique ont connu de plus fortes baisses du taux de mortalité prématurée, moyennant un coût estimé de 2730 $US par année de vie gagnée.

L’état de santé et la productivité de la population profitent aussi de l’innovation pharmaceutique. Les jours de travail et d’école manqués annuellement pour cause de maladie ou de blessure aux États-Unis ont diminué plus rapidement de 1997 jusqu’en 2010 en ce qui concerne les troubles médicaux pour lesquels on a noté une plus forte hausse du nombre moyen de médicaments d’ordonnance plus récents consommés. L’usage de médicaments d’ordonnance plus nouveaux a aussi fait diminuer le ratio du nombre de travailleurs touchant des prestations d’assurance invalidité de la Sécurité sociale sur la population en âge de travailler, en plus d’améliorer la capacité des résidents des centres de soins de longue durée à se livrer aux activités de la vie quotidienne.

Des économies ailleurs dans le système de santé

Les coûts des nouveaux produits pharmaceutiques sont contrebalancés par des économies ailleurs dans le système du fait que les services de santé sont moins utilisés. Une étude sur l’usage des médicaments cardiovasculaires dans 20 pays de l’OCDE a estimé que, si la proportion des médicaments plus récents n’avait pas augmenté de 1995 jusqu’en 2004, les dépenses par habitant liées aux hospitalisations pour troubles cardiovasculaires auraient été majorées de 89 $ en 2004. En comparaison, les dépenses par habitant pour des médicaments cardiovasculaires auraient été réduites d’à peine 24 $ sans les nouveaux médicaments. Une autre étude citant des données des États-Unis sur toutes les maladies a fait état d’une réduction estimée des dépenses d’hôpital plus de deux fois supérieure à l’augmentation des dépenses en médicaments attribuable à l’innovation pharmaceutique. Une autre étude encore a établi que l’innovation pharmaceutique génère aussi des économies pour ce qui est de l’utilisation des centres de soins de longue durée.

De nouvelles recherches présentées dans ce Cahier de recherche examinent l’impact de l’innovation pharmaceutique sur l’hospitalisation des patients atteints du cancer au Canada de 1995 à 2012. Durant cette période, le nombre de journées d’hospitalisation pour cause de cancer a diminué de 23 % même si le nombre de nouveaux diagnostics de cancer a crû de 46 %. Le modèle qu’on a élaboré fait état de plus fortes baisses des hospitalisations en ce qui concerne les sièges du cancer (sein, prostate, poumon, etc.) ayant fait l’objet d’une plus grande innovation pharmaceutique. Si aucun nouveau médicament n’avait été enregistré de 1980 à 1997, on aurait dénombré 1,72 million de journées d’hospitalisation additionnelles pour cas de cancer en 2012, ce qui aurait coûté 4,7 milliards de dollars canadiens en dépenses d’hôpital alors que les dépenses totales en médicaments anticancéreux (vieux et nouveaux) cette année-là ont été estimées à 3,8 milliards de dollars. Ainsi, ces innovations pharmaceutiques ont certainement généré des économies de coûts substantielles.

L’impact des incitations financières sur le rythme de l’innovation pharmaceutique

Plusieurs études ont apporté des preuves qui confirment l’hypothèse suivant laquelle des incitations financières sont nécessaires pour maintenir un rythme d’innovation pharmaceutique vigoureux. Par exemple, il existe un lien positif entre la quantité d’innovation pharmaceutique et le fardeau des maladies dans le monde développé mais non dans les pays en développement. Selon l’explication la plus plausible, les incitations pour développer des médicaments contre des maladies qui frappent surtout les habitants des pays en développement étaient négligeables ou inexistantes. Dans le même ordre d’idées, la Loi de 1983 sur les produits pharmaceutiques orphelins aux États-Unis, laquelle fournissait des incitations aux entreprises afin qu’elles développent des médicaments contre des maladies touchant moins de 200 000 personnes, a stimulé la mise au point de tels médicaments.

Un simple modèle théorique du développement des médicaments laisse entrevoir qu’à long terme, une baisse de 10 % des prix des médicaments résultant de la réimportation de médicaments moins dispendieux aux États-Unis entraînerait probablement une réduction d’au moins 5 ou 6 % de l’innovation pharmaceutique. Selon d’autres estimations, il existe une relation négative appréciable et solide entre la pénétration des médicaments génériques et l’innovation pharmaceutique au stade précoce.

Ce Cahier de recherche a été rédigé par Frank R. Lichtenberg, professeur à la Columbia University Graduate School of Business et sommité internationale dans ce domaine de recherche.

Lire le Cahier de recherche (en anglais et en format PDF uniquement)

Ce Cahier de recherche a été rédigé par Frank R. Lichtenberg, professeur à la Columbia University Graduate School of Business et sommité internationale dans ce domaine de recherche.

SOMMAIRE

Bien que les coûts des nouveaux produits pharmaceutiques fassent souvent l’objet de critiques dans les médias, il est rare qu’on signale en même temps les bienfaits qu’apportent ces nouveaux médicaments. De 1995 jusqu’en 2012, l’espérance de vie à la naissance au Canada a été prolongée de plus de trois ans et les congés accordés par les hôpitaux de soins curatifs par tranche de 100 000 habitants (une mesure de l’utilisation des hôpitaux) ont diminué de 25 %. Même si, de toute évidence, ces améliorations résultent de facteurs multiples, un nombre important et croissant d’études ont démontré que l’innovation pharmaceutique explique en grande partie de telles améliorations à long terme au chapitre de la santé et de la longévité.

De plus, même si les nouveaux médicaments peuvent sembler dispendieux quand on les considère isolément, l’innovation pharmaceutique ouvre la voie à des économies de coûts ailleurs dans le système en réduisant l’utilisation de services de santé tels les hôpitaux et les résidences pour personnes âgées avec soins de longue durée. Des études ont aussi établi qu’il est important de fixer des prix appropriés pour les médicaments afin de maintenir un rythme vigoureux d’innovation pharmaceutique.

Longévité et santé

L’impact positif de l’innovation pharmaceutique sur la longévité a été démontré à maintes reprises au moyen de différentes méthodologies. Une étude utilisant des données sur les patients recueillies auprès de 22 000 résidents âgés de la Suisse a conclu que les patients consommant des médicaments cardiovasculaires plus récents vivaient plus longtemps que ceux en consommant de moins récents, les estimations les plus prudentes faisant état d’une longévité accrue de presque 3 mois de 2002 jusqu’en 2012 à un coût inférieur à 10 000 $US par année de vie gagnée. Une autre étude fondée sur des données régionales visant 30 pays en développement ou à revenu élevé a signalé que l’espérance de vie croissait plus rapidement dans ceux où on notait de plus fortes hausses du millésime des médicaments (l’année de lancement à l’échelle mondiale), la consommation accrue de médicaments plus récents représentant 73 % de l’augmentation de l’espérance de vie à la naissance. Selon une troisième étude utilisant cette fois des données sur les maladies au Canada, les sièges du cancer (sein, poumon, côlon, etc.) ayant fait l’objet d’une plus grande innovation pharmaceutique ont connu de plus fortes baisses du taux de mortalité prématurée, moyennant un coût estimé de 2730 $US par année de vie gagnée.

L’état de santé et la productivité de la population profitent aussi de l’innovation pharmaceutique. Les jours de travail et d’école manqués annuellement pour cause de maladie ou de blessure aux États-Unis ont diminué plus rapidement de 1997 jusqu’en 2010 en ce qui concerne les troubles médicaux pour lesquels on a noté une plus forte hausse du nombre moyen de médicaments d’ordonnance plus récents consommés. L’usage de médicaments d’ordonnance plus nouveaux a aussi fait diminuer le ratio du nombre de travailleurs touchant des prestations d’assurance invalidité de la Sécurité sociale sur la population en âge de travailler, en plus d’améliorer la capacité des résidents des centres de soins de longue durée à se livrer aux activités de la vie quotidienne.

Des économies ailleurs dans le système de santé

Les coûts des nouveaux produits pharmaceutiques sont contrebalancés par des économies ailleurs dans le système du fait que les services de santé sont moins utilisés. Une étude sur l’usage des médicaments cardiovasculaires dans 20 pays de l’OCDE a estimé que, si la proportion des médicaments plus récents n’avait pas augmenté de 1995 jusqu’en 2004, les dépenses par habitant liées aux hospitalisations pour troubles cardiovasculaires auraient été majorées de 89 $ en 2004. En comparaison, les dépenses par habitant pour des médicaments cardiovasculaires auraient été réduites d’à peine 24 $ sans les nouveaux médicaments. Une autre étude citant des données des États-Unis sur toutes les maladies a fait état d’une réduction estimée des dépenses d’hôpital plus de deux fois supérieure à l’augmentation des dépenses en médicaments attribuable à l’innovation pharmaceutique. Une autre étude encore a établi que l’innovation pharmaceutique génère aussi des économies pour ce qui est de l’utilisation des centres de soins de longue durée.

De nouvelles recherches présentées dans ce Cahier de recherche examinent l’impact de l’innovation pharmaceutique sur l’hospitalisation des patients atteints du cancer au Canada de 1995 à 2012. Durant cette période, le nombre de journées d’hospitalisation pour cause de cancer a diminué de 23 % même si le nombre de nouveaux diagnostics de cancer a crû de 46 %. Le modèle qu’on a élaboré fait état de plus fortes baisses des hospitalisations en ce qui concerne les sièges du cancer (sein, prostate, poumon, etc.) ayant fait l’objet d’une plus grande innovation pharmaceutique. Si aucun nouveau médicament n’avait été enregistré de 1980 à 1997, on aurait dénombré 1,72 million de journées d’hospitalisation additionnelles pour cas de cancer en 2012, ce qui aurait coûté 4,7 milliards de dollars canadiens en dépenses d’hôpital alors que les dépenses totales en médicaments anticancéreux (vieux et nouveaux) cette année-là ont été estimées à 3,8 milliards de dollars. Ainsi, ces innovations pharmaceutiques ont certainement généré des économies de coûts substantielles.

L’impact des incitations financières sur le rythme de l’innovation pharmaceutique

Plusieurs études ont apporté des preuves qui confirment l’hypothèse suivant laquelle des incitations financières sont nécessaires pour maintenir un rythme d’innovation pharmaceutique vigoureux. Par exemple, il existe un lien positif entre la quantité d’innovation pharmaceutique et le fardeau des maladies dans le monde développé mais non dans les pays en développement. Selon l’explication la plus plausible, les incitations pour développer des médicaments contre des maladies qui frappent surtout les habitants des pays en développement étaient négligeables ou inexistantes. Dans le même ordre d’idées, la Loi de 1983 sur les produits pharmaceutiques orphelins aux États-Unis, laquelle fournissait des incitations aux entreprises afin qu’elles développent des médicaments contre des maladies touchant moins de 200 000 personnes, a stimulé la mise au point de tels médicaments.

Un simple modèle théorique du développement des médicaments laisse entrevoir qu’à long terme, une baisse de 10 % des prix des médicaments résultant de la réimportation de médicaments moins dispendieux aux États-Unis entraînerait probablement une réduction d’au moins 5 ou 6 % de l’innovation pharmaceutique. Selon d’autres estimations, il existe une relation négative appréciable et solide entre la pénétration des médicaments génériques et l’innovation pharmaceutique au stade précoce.

Lire le Cahier de recherche (en anglais et en format PDF uniquement)


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