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5 juin 2013juin 5, 2013

Mauvaise prescription : Les effets pervers des politiques de maîtrise des dépenses pharmaceutiques au Canada

Cahier de recherche qui met en évidence les effets pervers liés aux politiques de réduction des dépenses publiques sur les médicaments de prescription

Mauvaise prescription : Les effets pervers des politiques de maîtrise des dépenses pharmaceutiques au Canada

L'obsession pour la réduction des dépenses publiques en médicaments, qui se manifeste par l'abaissement continu des prix plafonds, par des stratégies d'achats groupés ou par des restrictions de remboursement, entraîne de nombreux effets pervers, notamment sur la santé des Canadiens. C'est ce que nous apprend une nouvelle étude de l'Institut économique de Montréal (IEDM).

Communiqué de presse :: Un monopole public dans l'assurance médicaments réduirait la qualité de la couverture

 

En lien avec cette publication

   
Part 3: The Underestimated Benefits of "Me-Too" Drugs (Huffington Post, 20 juin 2013)

Part 2: Paying Less for Prescription Drugs? Bad Idea (Huffington Post, 19 juin 2013)

Part 1: Drug Rationing Is the Wrong Prescription (Huffington Post, 18 juin 2013)

The Nasty Side Effects of a National Drug Plan (Huffington Post, 5 juin 2013)

National Pharmascare (Financial Post, 4 juin 2013).
  Entrevue (en anglais) avec Yanick Labrie, économiste à l'IEDM (570News, 5 juin 2013)   Entrevue avec Yanick Labrie, économiste à l'IEDM (Argent, 5 juin 2013)

 

Cahier de recherche préparé par Yanick Labrie, économiste et analyste des politiques de santé à l'Institut économique de Montréal.

Résumé


Depuis le début des années 2000, plusieurs groupes de travail et commissions ont été mandatés par différents gouvernements pour analyser la viabilité financière des régimes publics de santé au Canada. La plupart des rapports qui en ont découlé ont dressé un portrait inquiétant de l'évolution des dépenses de santé et insisté sur l'importance de freiner cette croissance.

Les dépenses publiques de santé accaparent en effet une part grandissante des budgets des gouvernements et il devient de plus en plus difficile d'en assumer le financement.

Selon une idée largement répandue, la croissance des dépenses publiques de santé se serait accélérée principalement en raison d'une augmentation importante des dépenses de médicaments. Ainsi, pour les gouvernements à la recherche d'économies, les médicaments sont devenus une cible de choix.

À l'instar de la plupart des pays développés, le Canada a adopté un bon nombre de politiques visant à contrôler les dépenses pharmaceutiques. Ces politiques prennent différentes formes : réglementation des prix, restrictions sur le remboursement des médicaments (formulaires), processus d'évaluation coût-efficacité, politiques d'approvisionnement par achats groupés, etc.

Ce Cahier de recherche propose un survol des principales politiques de maîtrise des dépenses pharmaceutiques mises en place au Canada en jetant un regard critique sur les conséquences négatives qu'elles entraînent pour la population.

Comme le montre l'auteur, certaines de ces mesures contribuent à accentuer les difficultés d'approvisionnement et les risques de pénuries de médicaments. C'est notamment le cas de la réglementation des prix et des politiques d'achats groupés de médicaments. Il fait remarquer que la multiplication des cas de pénuries observés ces dernières années touche principalement les médicaments génériques et coïncide avec l'abaissement continu des prix plafonds par les gouvernements provinciaux.

D'autres politiques, comme les formulaires de médicaments remboursés et les processus d'analyse coût-efficacité, ont pour effet de restreindre et de retarder significativement le remboursement des nouveaux médicaments par les régimes d'assurance publics. À peine 21 % des nouveaux médicaments homologués par Santé Canada de 2004 à 2011 se trouvaient sur les listes de produits remboursables en vertu des régimes d'assurance médicaments provinciaux en décembre 2012. Durant cette période, le délai moyen avant d'accorder le remboursement des nouveaux médicaments par les régimes publics était de 659 jours.

Ces politiques mal avisées ont non seulement pour effet de réduire l'accès des patients aux médicaments actuels mais aussi de décourager les investissements en R-D, lesquels rendront possible l'avènement de nouveaux médicaments dans l'avenir.

Il est bien sûr tout à fait louable pour les gouvernements de vouloir gérer les finances publiques de façon rigoureuse et de chercher à faire un usage plus prudent des deniers publics. La situation des dépenses de médicaments ne doit cependant pas s'analyser en vase clos. Dans de nombreux cas, les nouveaux médicaments permettent de faire diminuer les dépenses totales de santé. En effet, les thérapies pharmaceutiques innovantes ont, au fil des ans, de plus en plus remplacé d'autres types de traitements médicaux plus coûteux, notamment les chirurgies nécessitant une hospitalisation.

Les débats sur les politiques publiques qui portent sur la croissance des dépenses de médicaments ainsi que sur les moyens de la freiner nous font trop souvent perdre de vue les nombreux progrès pharmaceutiques accomplis au fil des décennies. Même s'ils sont dispendieux, les nouveaux médicaments continuent de procurer des bénéfices énormes pour les patients. Ils aident à prolonger et améliorer leur vie, comme le confirment de nombreuses recherches scientifiques.

Ainsi, au lieu de chercher à contrôler les dépenses par des mesures qui reposent sur la règlementation, la centralisation et le rationnement, l'auteur suggère aux gouvernements de réduire plutôt les obstacles à l'accès aux nouveaux médicaments. Cela permettrait aux patients de bénéficier plus rapidement des nombreux avantages qu'ils confèrent.

Lire le Cahier de recherche sur iedm.org


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