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L’IEDM dans les médias

Textes d'opinion

26 novembre 2009novembre 26, 2009

La bulle verte éclate!

Le Journal de Montréal, p. 23

La bulle verte éclate!

Les lecteurs habitués à lire cette chronique savent que j'ai régulièrement dénoncé le pseudoconsensus quant aux causes anthropogéniques du réchauffement climatique. Évidemment, oser m'élever contre l'hystérie climatique, résister à l'endoctrinement exercé par les gourous verts et militer en faveur d'un réel débat scientifique m'a valu des torrents de courriels haineux de la part d'écofascistes en croisade environnementale.

Pourtant, les raisons de douter du consensus étaient nombreuses. Des centaines de scientifiques, voire des milliers, contestaient depuis longtemps les propos alarmistes du GIEC, mais on refusait systématiquement de prendre en considération leurs recherches. D'autres posaient des questions pertinentes et légitimes pour lesquelles ils n'obtenaient aucune réponse. Les chercheurs qui contredisaient le prêt-à-penser environnemental étaient ostracisés. Certains, comme Timothy Ball, recevaient des menaces de mort pour avoir profané le catéchisme climatique. Plus récemment, Richard Lindzen, climatologue au célèbre MIT et ancien membre du GIEC, a publié une étude invalidant les théories réchauffistes, mais personne n'en fit cas. «Le débat est clos!», nous disait-on.

Il y a quelques jours, une véritable bombe climatique a secoué la communauté scientifique mondiale, et pourrait en effet clore définitivement le débat. Des pirates informatiques ont pénétré les ordinateurs du Climate Research Unit (CRU) de l'Université d'East Anglia au Royaume-Uni, un centre de recherche qui alimente le GIEC, et ont téléchargé plus de 1000 courriels et 72 documents signés par les scientifiques les plus influents en matière de climatologie. Or, le contenu des messages, que l'on peut consulter facilement sur Internet, est incendiaire. Il témoigne d'une opération de désinformation continue pour entretenir le credo du réchauffement climatique.

Entre autres, la correspondance interceptée révèle que les membres les plus éminents du CRU sont coupables de rétention d'information et de destruction de données pour éviter d'avoir à les fournir en vertu de la loi britannique d'accès à l'information. Et pour cause! Ils tentaient, semble-t-il, de camoufler le fait que leurs données ne révèlent aucun réchauffement significatif depuis 15 ans!

Ce n'est pas tout. Les échanges indiquent qu'il y a eu également falsification et manipulation des données pour que les résultats confirment la thèse du réchauffement. Quant aux voix discordantes, les bien-pensants du CRU se seraient organisés pour les faire taire en recourant à des stratagèmes peu scrupuleux. Consensus? Non! Collusion et complot? C'est ce que révèlent les messages piratés.

Quand la science est mafieuse, le scandale est colossal; les implications, dramatiques. Nous aurions donc été manipulés par des escrocs plus intéressés par leurs subventions de recherche et leur prestige que par l'intégrité scientifique. Des scientifiques intègres sont éclaboussés par les malversations intellectuelles de chercheurs véreux. Des gouvernements se sont laissé convaincre d'adopter des politiques coûteuses pour lutter contre un réchauffement monté de toutes pièces. Et que dire de la réglementation contraignante imposée pour sauver la planète d'un danger fictif? Si des compagnies de tabac s'étaient rendues coupables des mêmes délits, si elles avaient comploté pour cacher la vérité, elles auraient été clouées au pilori. Qu'en sera-t-il dans le cas du CRU?

Si les révélations sur l'arnaque climatique sont consternantes, le quasi-mutisme de l'élite médiatique, habituellement friande de scandales, l'est tout autant: c'est à peine si la nouvelle est mentionnée par les journalistes spécialisés en environnement; et les manchettes sont consacrées à des nouvelles relativement insignifiantes en regard de l'éclatement de la bulle verte. Se pourrait-il qu'on tente d'étouffer l'affaire? L'information qu'on nous rapporte serait-elle choisie en fonction d'objectifs partisans? Et on se demande pourquoi les médias traversent une crise?!?!

Nathalie Elgrably-Lévy est économiste senior à l'Institut économique de Montréal.

* Cette chronique a aussi été publiée dans Le Journal de Québec.


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