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Liberté d’expression : la censure doit cesser

Montréal, le 29 septembre 2021 – Ce matin, de nouvelles données publiées par La Presse sont venues confirmer un constat pour le moins inquiétant : une majorité de professeurs d’université pratiquent l’autocensure. Nos chercheurs à l’Institut économique de Montréal ont souhaité chiffrer les pertes économiques associées à une diminution de la liberté d’expression au Québec.

« Le climat de censure qui se répand dans nos universités est extrêmement préoccupant pour l’avenir de la recherche et la tenue de débats publics sains. C’est maintenant un professeur sur cinq qui affirme avoir évité de faire de la recherche sur un sujet particulier pour des raisons d’autocensure. D’un point de vue plus macroéconomique, nous estimons que le recul de la liberté d’expression nous coûte des milliers de dollars par année », estime Miguel Ouellette, directeur des opérations et économiste à l’IEDM.

« À partir d’un modèle économétrique, nous avons pu estimer le coût des obstacles à la liberté d’expression au pays et comparer les résultats obtenus à ceux d’autres pays. Si le Canada affichait une performance comparable à celle de la Norvège en matière de liberté d’expression, nos concitoyens s’enrichiraient de 2552 $ par année en termes de PIB par habitant. Ce n’est pas rien! » poursuit M. Ouellette.

Les chercheurs de l’IEDM estiment que le gouvernement devrait promouvoir davantage la liberté d’expression, ainsi que la liberté de la presse. Ils expliquent que la liberté d’expression et l’enrichissement de la population sont intimement liés, et ce, partout dans le monde.

« La promotion de la liberté d’expression ne doit pas s’arrêter aux campus universitaires. Les médias, l’accès à l’information et les politiques de nos décideurs politiques doivent également faire partie de l’équation. Au final, une société plus transparente et libre rime avec un accroissement général du niveau de vie des citoyens », conclut M. Ouellette.

Nos chercheurs ont formulé trois recommandations visant à promouvoir la liberté d’expression et la liberté de la presse :

  • Inciter les universités publiques canadiennes à protéger la liberté d’expression de manière à ce qu’elles permettent réellement à leurs chercheurs, professeurs et étudiants de s’exprimer librement sans risque de représailles.
  • Créer un cadre réglementaire et fiscal favorable à tous les médias, y compris les médias émergents, plutôt que d’attribuer des subventions discrétionnaires qui permettent la discrimination.
  • Augmenter les informations et les données à la disposition de la population en diminuant la nécessité des demandes d’accès à l’information, et ce, afin de favoriser le débat public.

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L’Institut économique de Montréal est un think tank indépendant sur les politiques publiques. Par ses publications, ses apparitions dans les médias et ses services consultatifs aux décideurs politiques, l’IEDM stimule les débats et les réformes des politiques publiques en se basant sur les principes établis de l’économie de marché et sur l’entrepreneuriat.

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Demandes d’entrevue : Marie-Eve McNicoll, conseillère en communications, Cell. : 581-777-5060, courriel : memcnicoll@iedm.org

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