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Les universités doivent défendre la liberté d’expression devant les militants radicaux

Montréal, October 20, 2020 – Depuis toujours, l’IEDM défend la liberté d’expression, qui est un fondement de notre démocratie. C’est pourquoi l‘organisme a souligné la justesse de l’intervention de la vice-première ministre Geneviève Guilbault, qui dénonce les « dérapages inacceptables » survenus dans la foulée de la suspension controversée d’une professeure de l’Université d’Ottawa.

Rappelons que la direction de l’Université a procédé à la suspension temporaire de la professeure Verushka Lieutenant-Duval, après que des étudiants se furent indignés de l’utilisation dans un cadre académique du mot « nègre » lors d’un de ses cours.

Or, comme l’a souligné la vice-première ministre, si l’utilisation de ce mot dans un contexte autre que scolaire « peut être très insultant et agressant pour les personnes noires », la professeure Lieutenant-Duval « n’avait aucune intention de blesser qui que ce soit ».

« Dans les dernières années, un mouvement important semble s’être établi dans la population universitaire, mais aussi au sein du grand public, qui prône la pensée unique et qui tente, parfois même de façon coercitive, de faire taire les individus ayant une vision contraire à celui-ci », souligne Miguel Ouellette, économiste à l’IEDM.

« Malheureusement, ce mouvement semble devenir de plus en plus populaire au Canada et désormais au Québec », poursuit Miguel Ouellette. « Les professeurs, chercheurs et étudiants n’ont pas à marcher sur des œufs et subir du harcèlement d’autres étudiants, quand l’objectif académique est d’abord d’élever les esprits ».

Dans une économie de marché comme la nôtre, la liberté d’expression a été un des piliers de la richesse que nous avons accumulée au fil du temps et de notre bien-être actuel, comme l’ont d’ailleurs montré plusieurs études.

« Les universités doivent demeurer un lieu où la liberté dans le cadre académique n’est pas brimée. Si nos chercheurs et étudiants ne peuvent s’exprimer librement au sein de tels d’établissements, quel message envoyons-nous à la population générale? » conclue-t-il.

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L’Institut économique de Montréal est un think tank indépendant sur les politiques publiques. Par ses publications, ses apparitions dans les médias et ses services consultatifs aux décideurs politiques, l’IEDM stimule les débats et les réformes des politiques publiques en se basant sur les principes établis de l’économie de marché et sur l’entrepreneuriat.

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Demandes d’entrevues : Maria Lily Shaw, économiste, IEDM. Tél. : 514 273-0969 p. 2230, cell. : 450-522-6602, courriel : mlilyshaw@iedm.org

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