Les files d’attente en santé sont un choix politique

Les temps d’attente définissent le système de santé canadien. Des heures pour consulter en urgence. Des mois pour une chirurgie. Des années pour obtenir un médecin de famille.
Pour des milliers de patients, le système ne garantit plus de soins; il garantit une place dans une file d’attente.
Le plus absurde dans tout cela, c’est que ce n’est pas par manque d’argent dépensé!
En 2025, les gouvernements provinciaux et le gouvernement fédéral engloutissaient près de 400G$ en santé, soit 11,3% de l’économie canadienne. C’est l’un des niveaux les plus élevés parmi les pays de l’OCDE.
Pourtant, la même année, 1,4 million de procédures étaient toujours en attente. L’an dernier seulement, près de 24 000 Canadiens sont morts alors qu’ils se trouvaient encore sur les listes d’attente pour recevoir le traitement dont ils avaient besoin.
Si de tels résultats étaient observés dans tout autre domaine, on parlerait d’un échec cuisant et nos élus demanderaient la tête du coupable. Or, ils préfèrent défendre le statu quo et un modèle qui continuent de tirer le diable par la queue.
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Daniel Dufort is President and CEO of the MEI. The views reflected in this opinion piece are his own.