Véhicules électriques: la baisse des ventes devrait forcer Ottawa à revoir ses exigences, selon l’IEDM

Montréal, le 15 août 2025 – Le ralentissement de l’adoption des véhicules électriques est un signal clair que le gouvernement fédéral devrait abandonner son interdiction progressive des véhicules à essence, d’après l’IEDM.
« Le choix doit revenir aux consommateurs et non pas au gouvernement », explique Gabriel Giguère, analyste senior en politiques publiques à l’IEDM. « Avec la perte de popularité des véhicules électriques chez les consommateurs, non seulement l’exigence du gouvernement fédéral est irréaliste, mais elle est également coercitive. »
Des données publiées ce matin montrent que les achats de véhicules électriques ont diminué de 36,8 pour cent d’une année à l’autre (soit du deuxième trimestre au deuxième trimestre).
En juin, les véhicules électriques ou hybrides rechargeables ne comptaient que pour 7,9 pour cent des ventes de véhicules au Canada; il s’agit d’un recul par rapport aux 13,0 pour cent enregistrés en juin 2024, selon Statistique Canada.
En 2023, le gouvernement fédéral a fixé des objectifs visant à éliminer progressivement la vente de nouveaux véhicules à essence d’ici 2035.
Pour atteindre ces objectifs, en 2026, 20 pour cent des véhicules vendus devraient être des véhicules électriques ou des hybrides rechargeables, ce qui signifie une augmentation de 12 points comparativement aux ventes actuelles ainsi qu’un renversement de la tendance actuelle.
« À ce rythme, l’objectif ne sera tout simplement pas atteint, puisque les habitudes d’achat actuelles de la population canadienne montrent une préférence pour d’autres types de véhicules », note M. Giguère.
Sept Canadiens sur dix (68 pour cent) considèrent que l’interdiction de vente de nouveaux véhicules à essence d’ici 2035 est « irréaliste », selon un sondage Léger réalisé plus tôt ce mois-ci.
Lorsqu’on leur a demandé s’ils pensent que l’exigence de vente de véhicules électriques devrait être maintenue ou abandonnée, 71 pour cent des Canadiens optent pour l’annulation en raison « des coûts élevés et de la difficulté de la mise en œuvre ».
Ces préoccupations concordent avec les conclusions du Point publié par l’IEDM en février, qui soulignait d’importantes inquiétudes concernant la disponibilité des infrastructures de recharge, la pression sur les réseaux électriques provinciaux et le coût élevé de l’achat de nouveaux véhicules électriques. Ensemble, elles justifient l’abandon de l’interdiction fédérale.
« Les Canadiens devraient être libres d’acheter les véhicules qui répondent à leurs besoins », déclare M. Giguère. « L’adoption de nouvelles technologies devrait être motivée par l’innovation, et non par un décret gouvernemental. »
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L’IEDM est un think tank indépendant sur les politiques publiques dont les bureaux sont situés à Montréal, à Ottawa et à Calgary. Par ses publications, ses interventions dans les médias et ses services consultatifs aux décideurs politiques, l’IEDM stimule les débats et les réformes en matière de politiques publiques en se basant sur les principes établis de l’économie de marché et de l’entrepreneuriat.
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