Véhicules électriques: Abolir les quotas aurait été mieux que les édulcorer, selon l’IEDM

Montréal, le 5 février 2026 – L’annonce du gouvernement fédéral modifiant les quotas de vente de véhicules électriques pour les remplacer par des quotas d’émissions abaissés manque de réalisme, estime un chercheur de l’IEDM.
« Remplacer une cible irréaliste par une autre cible irréaliste ne fait que pelleter le problème en avant », affirme Gabriel Giguère, analyste senior en politiques publiques à l’IEDM. « Non seulement les consommateurs ne sont pas aussi friands qu’Ottawa l’espérait, mais nos infrastructures ne sont pas prêtes à faire face à la hausse de la demande électrique. »
Plus tôt ce matin, le premier ministre Mark Carney a annoncé qu’il modifiait le mandat interdisant progressivement la vente de véhicules conventionnels d’ici 2035. Il propose plutôt d’instaurer des normes d’émissions équivalentes visant à ce que 75 pour cent des nouveaux véhicules vendus en 2035 soient électriques.
Il est estimé que le Canada aurait besoin de 680 000 bornes de recharge publiques d’ici 2040 pour répondre aux besoins créés par une électrification du parc automobile.
Pour y arriver, il faudrait installer près de 40 000 nouvelles bornes par an, selon l’IEDM. Cela représenterait un coût total de 18 milliards de dollars, soit bien plus que le fonds de 1,5 milliard de dollars annoncé aujourd’hui par Ottawa.
Il est également estimé que la mise à niveau des installations de production et de transport d’électricité, afin de répondre à cette nouvelle demande, coûterait jusqu’à 294 milliards de dollars.
« Considérant l’ampleur des dépenses que cela occasionnerait et celle du déficit à Ottawa, le gouvernement Carney devrait cesser de dilapider l’argent des Canadiens et de ressusciter des programmes de subventions », conclut M. Giguère. « Présenter une version édulcorée d’une mauvaise politique publique n’en fait pas une bonne politique publique, et le gouvernement fédéral devrait le reconnaître. »
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L’IEDM est un think tank indépendant sur les politiques publiques dont les bureaux sont situés à Montréal, à Ottawa et à Calgary. Par ses publications, ses interventions dans les médias et ses services consultatifs aux décideurs politiques, l’IEDM stimule les débats et les réformes en matière de politiques publiques en se basant sur les principes établis de l’économie de marché et de l’entrepreneuriat.
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