Communiqués de presse

Utiliser les surplus du Fonds vert : une première étape pour rendre l’essence plus abordable au Québec, selon l’IEDM

Montréal, le 13 novembre 2025 – Le gouvernement du Québec a récemment déposé le projet de loi 7, qui vise à simplifier la bureaucratie et à rendre l’État plus efficace, mais qui offre aussi l’occasion de faire baisser les prix à la pompe, souligne l’IEDM dans un rapport publié aujourd’hui.

« Pour les Canadiens d’un océan à l’autre, la décision d’Ottawa d’abandonner la taxe sur le carbone imposée aux consommateurs se traduit par une baisse des prix à la pompe, partout sauf au Québec », déclare Gabriel Giguère, analyste senior en politiques publiques à l’IEDM et auteur de l’étude. « Le gouvernement Legault dispose d’une véritable occasion de réduire le coût de la vie pour les Québécois. »

Le projet de loi déposé en novembre donne au gouvernement du Québec une plus grande marge de manœuvre en matière de taxation des carburants. Il a indiqué qu’il pourrait soit utiliser les surplus de 1,8 milliard de dollars du Fonds vert 2.0 pour réduire la taxe sur l’essence de 19,2 cents le litre, soit transférer ces sommes au Fonds des générations.

Les automobilistes québécois sont confrontés à des prix de l’essence parmi les plus élevés du Canada. La province applique actuellement plusieurs taxes différentes sur le carburant, auxquelles s’ajoutent les coûts liés au marché du carbone, ce qui fait gonfler les prix à la pompe et accroît considérablement le coût des déplacements en voiture par rapport au reste du pays.

L’écart s’est encore accentué après la suspension temporaire par Ottawa de sa taxe carbone, mesure destinée à contrer la hausse du coût de la vie et devenue permanente dans le cadre du budget 2025. Or, cette mesure ne s’applique pas au Québec, qui dispose de son propre système de tarification du carbone.

Aujourd’hui, l’écart entre le prix de l’essence au Québec et la moyenne nationale s’est considérablement creusé.

En mars 2025, avant la suspension par Ottawa de la taxe fédérale sur le carbone, le prix de l’essence à Montréal dépassait la moyenne nationale de seulement 3,7 cents le litre. En septembre, cet écart était passé à 18 cents, soit près de cinq fois plus.

À Québec, les prix sont passés de 0,8 cent en dessous de la moyenne nationale à 14,6 cents au-dessus.

Faire le plein d’un VUS RAV4 de 55 litres coûte maintenant environ 10 dollars de plus à Montréal que la moyenne canadienne, et près de 13 dollars de plus qu’à Toronto. Sur une base annuelle, le propriétaire d’un tel véhicule paie environ 260 dollars de plus que la moyenne canadienne à Montréal, et 187 dollars de plus à Québec.

« Utiliser les surplus du Fonds vert pour réduire le prix de l’essence serait un pas dans la bonne direction, mais il faudrait aller encore plus loin », déclare M. Giguère. « Les Québécois paient le prix de l’inaction du gouvernement. Pourquoi devraient-ils débourser des centaines de dollars de plus pour se déplacer au Québec qu’ailleurs au Canada? »

Vous pouvez consulter le Point ici.

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L’IEDM est un think tank indépendant sur les politiques publiques dont les bureaux sont situés à Montréal, à Ottawa et à Calgary. Par ses publications, ses interventions dans les médias et ses services consultatifs aux décideurs politiques, l’IEDM stimule les débats et les réformes en matière de politiques publiques en se basant sur les principes établis de l’économie de marché et de l’entrepreneuriat.

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Demandes d’entrevue
Natacha Radenkovic
Stagiaire aux communications
Cell. : (514) 497-6174

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