Un nouveau pipeline canadien vers les côtes pourrait aider à stabiliser les marchés énergétiques, selon l’IEDM

- Les marchés énergétiques intégrés de l’Amérique du Nord pourraient contribuer à renforcer l’approvisionnement des alliés européens et asiatiques.
- Le Canada devrait accueillir favorablement les investissements énergétiques de ses alliés asiatiques, si l’occasion se présente.
Calgary, Alberta, le 24 mars 2026 – Le Canada et ses alliés bénéficieraient de nouveaux projets de pipelines qui contribueraient à stabiliser les marchés mondiaux de l’énergie, souligne Michel Kelly-Gagnon, président fondateur de l’IEDM.
« Le Canada dispose des ressources et du savoir-faire nécessaires pour accroître son offre énergétique dans un contexte de turbulences mondiales », affirme M. Kelly-Gagnon. « La seule chose qui nous manque, c’est l’infrastructure pour l’acheminer vers le marché, et ce, uniquement en raison des nouvelles politiques hostiles au développement de nos ressources. »
Le Canada peut compter sur 163 milliards de barils de réserves prouvées de pétrole, ce qui le place au quatrième rang mondial à ce chapitre, selon les données de Ressources naturelles Canada.
Le pays dispose également d’énormes réserves prouvées et commercialisables de gaz naturel, estimées à 44 000 milliards de mètres cubes, soit une quantité suffisante pour alimenter le pays pendant environ 300 ans aux niveaux d’extraction actuels.
Depuis le début de la guerre en Iran, les exportations quotidiennes de pétrole des États du Golfe ont chuté de manière considérable, reculant de 15,4 millions de barils par jour durant la semaine se terminant le 15 mars par rapport à leur moyenne de février, selon les données de la firme d’analyse Kpler. Cette baisse équivaut à 14,7 pour cent de la consommation quotidienne estimée en 2026, selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie.
De même, l’Agence internationale de l’énergie a estimé, au début février, que le blocage du détroit d’Ormuz mettrait en péril plus de 300 millions de mètres cubes par jour de gaz naturel liquéfié, soit environ 20 pour cent de l’approvisionnement mondial.
Malgré les ressources abondantes du Canada et la demande mondiale pour ce combustible, le manque de capacité des gazoducs d’exportation du pays l’empêche d’atteindre les marchés mondiaux.
Le réseau de pipelines de Trans Mountain, dont l’agrandissement est le plus récent des grands projets de pipelines d’exportation de pétrole canadiens à avoir été achevé, a atteint un taux d’utilisation de 90 pour cent, voire davantage, au cours des derniers mois de l’année 2025, d’après son PDG.
« Bien qu’un nouveau pipeline n’arrive évidemment pas à temps pour réduire les tensions actuelles dans l’offre d’énergie, de nombreux observateurs sérieux de la géopolitique de l’énergie jugent que la situation au Moyen-Orient aura des effets durables sur les flux d’approvisionnement », explique M. Kelly-Gagnon. « Le Canada devrait saisir les occasions qui émergeront de ce réalignement. »
Dans un communiqué de presse publié à l’occasion de la réunion du G7 en juin dernier, l’IEDM a souligné le rôle que le marché énergétique intégré de l’Amérique du Nord pourrait jouer pour répondre aux besoins énergétiques de ses alliés, le pétrole brut léger de l’est des États-Unis pouvant accéder plus facilement aux marchés européens et le pétrole lourd de l’Ouest canadien étant bien placé pour approvisionner les marchés asiatiques.
Par ailleurs, les projets d’usines de liquéfaction dans l’est du Canada, comme celui proposé par Marinvest Energy, bénéficieraient de temps de transport plus courts vers les principaux terminaux européens de GNL que les installations de liquéfaction situées au Qatar ou dans le golfe du Mexique, selon une Note économique publiée par l’IEDM en février dernier.
« Le secteur énergétique intégré de l’Amérique du Nord a prospéré grâce à la complémentarité de ses ressources et à sa stabilité, ce qui pourrait inciter certains de nos alliés à investir ici pour renforcer la sécurité énergétique », explique M. Kelly-Gagnon. « Si des entreprises de pays amis comme le Japon ou la Corée du Sud viennent frapper à notre porte pour investir dans des installations locales d’exportation d’énergie, Ottawa devrait les accueillir à bras ouverts. »
* * *
L’IEDM est un think tank indépendant sur les politiques publiques dont les bureaux sont situés à Montréal, à Ottawa et à Calgary. Par ses publications, ses interventions dans les médias et ses services consultatifs aux décideurs politiques, l’IEDM stimule les débats et les réformes en matière de politiques publiques en se basant sur les principes établis de l’économie de marché et de l’entrepreneuriat.
– 30 –
Demandes d’entrevue
Florence Plourde
Gestionnaire aux communications
Cell. : 418-670-5939