Communiqués de presse

Tarifs: l’IEDM rappelle que les contre-tarifs canadiens seront payés par les Canadiens

Montréal, le 24 août 2026 – La décision d’imposer des contre-tarifs sur une panoplie de produits américains fera grimper les factures des familles canadiennes, explique l’IEDM en réaction à la nouvelle.

« Éviter de signer une mauvaise entente commerciale est une chose, mais décider de taxer davantage les Canadiens en est une autre », affirme Renaud Brossard, vice-président aux communications à l’IEDM. « Par sa réponse aux tarifs américains, le gouvernement Carney devrait s’efforcer de bâtir une économie canadienne plus forte, malheureusement les contre-tarifs auront le résultat contraire. »

Le premier ministre Mark Carney a indiqué qu’il entrevoyait d’augmenter les tarifs canadiens sur plusieurs produits américains en réponse à la décision des États-Unis d’augmenter les tarifs américains sur des produits canadiens importés représentant environ 28 milliards de dollars.

Les contre-tarifs canadiens seraient appliqués sur des produits tels l’acier, les électroménagers et le matériel agricole.

Ces contre-tarifs ont le même effet qu’une taxe que le Canada s’inflige à lui-même. Si le gouvernement fédéral impose une taxe à l’importation sur un produit américain, au bout du compte, c’est l’importateur canadien qui paie la somme à la frontière.

Ces coûts se reflètent ensuite dans le prix que paie le consommateur canadien, qu’il s’agisse d’un consommateur final ou d’une entreprise manufacturière utilisant le produit comme intrant.

« Ultimement, les tarifs américains et les contre-tarifs canadiens ont le même effet : ils réduisent le pouvoir d’achat et nuisent à la compétitivité des entreprises des deux côtés de la frontière », explique M. Brossard.

Rappelons que, depuis janvier 2020, le coût de la vie a grimpé de 24,2 pour cent, selon les données de Statistique Canada.

Des solutions pour atténuer l’impact des tarifs américains

Au lieu de s’engager dans une surenchère tarifaire dont les coûts seront absorbés par les Canadiens, le gouvernement fédéral devrait se tourner vers des mesures qui renforceront l’économie du pays.

Une réduction considérable des barrières commerciales entre les provinces pourrait être très rapidement bénéfique. Ces barrières imposent un coût économique équivalent à un tarif intérieur de neuf pour cent, selon les calculs du Fonds monétaire international.

À titre d’exemple, à elle seule, la levée des barrières commerciales entre le Québec et les autres provinces pourrait faire augmenter le PIB canadien de 69,9 milliards de dollars.

Réduire le fardeau fiscal et réglementaire des entreprises permettrait également d’améliorer leur compétitivité sans pénaliser les consommateurs.

« Rendre notre économie plus forte implique de retirer plusieurs des obstacles à la prospérité que nos propres gouvernements ont posés », conclut M. Brossard. « Par l’application de contre-tarifs, on impose malheureusement à l’économie canadienne le même type de coût que le président Trump impose à l’économie américaine. »

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L’IEDM est un think tank indépendant sur les politiques publiques dont les bureaux sont situés à Montréal, à Ottawa et à Calgary. Par ses publications, ses interventions dans les médias et ses services consultatifs aux décideurs politiques, l’IEDM stimule les débats et les réformes en matière de politiques publiques en se basant sur les principes établis de l’économie de marché et de l’entrepreneuriat.

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Demandes d’entrevue
Florence Plourde
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Cell. : 418-670-5939

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