SAAQ: Les Québécois paient plus cher pour un service moindre

- Les Québécois paient 65 pour cent plus cher que les albertains pour leur immatriculation
Montréal, le 19 février 2026 – Les conducteurs québécois paient plus cher et ont accès à moins de points de service que leurs compatriotes albertains lorsque vient le temps de renouveler leurs permis de conduire et leurs immatriculations. C’est le constat mis en lumière dans un Point publié par l’IEDM ce matin.
« En confiant notamment les activités de renouvellement d’immatriculations et de permis de conduire au privé, l’Alberta réussit à réduire les coûts pour les automobilistes et à offrir davantage de points de service », avance Gabriel Giguère, analyste senior en politique publique et co-auteur de la publication. « Considérant les enjeux de gestion récents de la Société de l’assurance automobile du Québec, nous serions probablement gagnants si une plus grande part du service était confiée au privé. »
La Société de l’assurance automobile du Québec compte 134 points de service dans la province, dont 46 sont gérés par le public. Cela représente 22 points par million de véhicules immatriculés.
L’Alberta, pour une population moindre, compte 218 points de service, tous gérés par des mandataires privés. Cela représente 59 points par million de véhicules immatriculés, soit presque trois fois plus qu’au Québec.
Pourtant, cette quantité de points de service ne se traduit pas par des coûts plus élevés, note le chercheur.
Le coût de l’immatriculation d’un véhicule est de 142,35 $ au Québec et doit être renouvelé chaque année. L’Alberta offre l’option de renouveler pour une période de deux ans, au coût annualisé de 86,50 $.
Une dynamique similaire est observable pour le permis de conduire, où le permis lui-même coûte 26,75 $ (excluant le coût de l’assurance) au Québec et doit être renouvelé chaque année, tandis que l’Alberta permet un renouvellement tous les cinq ans, avec un coût annualisé de 19,60 $.
« Le résultat est clair : les conducteurs québécois paient environ 60 pour cent plus cher pour ce service que leurs compatriotes albertains », souligne M. Giguère. « Et c’est sans parler de l’insatisfaction de la clientèle, surtout depuis le fiasco de SAAQClic. »
Le chercheur rappelle le fiasco du projet SAAQclic, dont les coûts ont presque doublé, qui est désormais évalué à 1,1 milliard de dollars.
En 2023 seulement, près de 15 000 plaintes ont été enregistrées, soit un nombre supérieur à la somme des plaintes des cinq années précédentes.
En 2024, plus de 9 000 plaintes ont encore été enregistrées, un niveau anormalement élevé qui témoigne de problèmes qui n’ont jamais été résolus.
« Le modèle de la SAAQ, avec ses coûts élevés, sa centralisation élevée et l’insatisfaction de sa clientèle, n’est pas inévitable », conclut M. Giguère. « Confier la gestion de l’ensemble des points de service au privé, comme cela se fait en Alberta, permettrait à la SAAQ de se concentrer sur des activités à plus forte valeur ajoutée. »
Vous pouvez consulter le Point de l’IEDM en cliquant ici.
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L’IEDM est un think tank indépendant sur les politiques publiques dont les bureaux sont situés à Montréal, à Ottawa et à Calgary. Par ses publications, ses interventions dans les médias et ses services consultatifs aux décideurs politiques, l’IEDM stimule les débats et les réformes en matière de politiques publiques en se basant sur les principes établis de l’économie de marché et de l’entrepreneuriat.
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