RÉACTION : Le nouveau rapport du DPB montre le prix de l’explosion de la bureaucratie, affirme l’IEDM

Montréal, 28 août 2025 — Sans une révision approfondie, les dépenses de rémunération fédérales pourraient atteindre plus de 76 milliards de dollars par an d’ici la fin de la décennie, souligne l’IEDM en réaction au plus récent rapport du directeur parlementaire du budget (DPB).
« Les priorités du gouvernement se reflètent dans ses dépenses, et il est clair que la priorité d’Ottawa a été d’accroître la taille et la portée de l’appareil gouvernemental », affirme Gabriel Giguère, analyste senior en politiques publiques à l’IEDM. « Si le premier ministre Carney veut réellement rétablir la viabilité des finances publiques, ce chiffre devra diminuer, et rapidement. »
Les dépenses totales en personnel devraient atteindre 76,2 milliards de dollars en 2029‑2030 si rien ne change, selon une nouvelle publication du DPB parue ce matin. Cela représente une hausse par rapport aux 65,3 milliards de dollars en 2023‑2024, soit une augmentation de près de 16,7 pour cent.
La rémunération moyenne devrait atteindre 172 000 $ par équivalent temps complet d’ici 2029‑2030.
Lorsque le prédécesseur du premier ministre Carney, Justin Trudeau, est arrivé au pouvoir en 2015, les dépenses en personnel s’élevaient à 39,6 milliards de dollars — un peu plus de la moitié de ce qu’elles sont aujourd’hui. Au cours de son mandat, la bureaucratie fédérale s’est accrue de plus de 100 000 employés.
Certains ministères ont connu une croissance substantielle depuis 2015, notamment :
- Emploi et Développement social Canada : +15 497 employés
- Agence du revenu du Canada : +17 257 employés
- Services publics et Approvisionnement Canada : +6 362 employés
« L’ajout de nouvelles dépenses, de nouveaux programmes et de nouvelles taxes est allé de pair avec l’expansion de la fonction publique fédérale », affirme M. Giguère. « Si Ottawa veut réellement mettre la hache dans les programmes inefficaces, il devrait commencer par réduire les bureaucraties qui en sont responsables. »
L’Institut C. D. Howe a récemment projeté que le premier budget du premier ministre Carney pourrait afficher un déficit de 92 milliards de dollars pour 2025‑2026.
Le gouvernement Carney s’est engagé à réduire les dépenses de 15 pour cent dans certains secteurs d’ici l’exercice 2028‑2029, après des réductions de 7,5 pour cent et de 10 pour cent pour les deux années précédentes, en réduisant la taille des ministères et en éliminant le gaspillage.
Dans son mémoire prébudgétaire, l’IEDM a recommandé que le gouvernement fédéral soit plus ambitieux dans la réalisation de cet engagement. Il a préconisé une réduction de 17,4 pour cent de la bureaucratie fédérale, à l’image du modèle Chrétien des années 1990. Cela permettrait à Ottawa d’abolir 64 000 postes et d’économiser 10 milliards de dollars par an.
Ramener Emploi et Développement social Canada, l’Agence du revenu du Canada et Services publics et Approvisionnement Canada à leur niveau de 2015 permettrait d’éliminer plus de 39 000 équivalents temps plein, soit plus de la moitié du chemin vers la cible de 64 000.
« Le fait que les effectifs aient augmenté sans amélioration mesurable des services montre bien l’échec du système actuel, » affirme M. Giguère. « Rétablir l’équilibre signifie s’assurer que les Canadiens en ont pour leur argent. Pour ce faire, Ottawa doit cesser de considérer la bureaucratie comme un programme de création d’emplois. »
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L’IEDM est un think tank indépendant sur les politiques publiques dont les bureaux sont situés à Montréal, à Ottawa et à Calgary. Par ses publications, ses interventions dans les médias et ses services consultatifs aux décideurs politiques, l’IEDM stimule les débats et les réformes en matière de politiques publiques en se basant sur les principes établis de l’économie de marché et de l’entrepreneuriat.
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