RÉACTION: La révision du mandat d’adoption des véhicules électriques doit se solder par son abrogation, affirme l’IEDM

- Les dépenses nécessaires pour la mise à niveau des réseaux électriques du pays pourraient atteindre 294 milliards de dollars.
Montréal, le 5 septembre 2025 – Le gouvernement fédéral devrait abandonner son objectif d’interdiction de vendre des véhicules conventionnels d’ici 2035, affirme l’IEDM en réaction à l’annonce du premier ministre Mark Carney concernant la suspension de ce mandat pour l’année 2026, faite un peu plus tôt aujourd’hui.
« Le premier ministre Carney reconnaît enfin ce que les Canadiens savent depuis longtemps : l’objectif d’interdire la vente de véhicules conventionnels d’ici 2035 est irréaliste », explique Renaud Brossard, vice-président aux communications à l’IEDM. « Au lieu de tenter de sauver cette mauvaise politique publique, Ottawa devrait respecter le choix des consommateurs canadiens et abroger l’interdiction de vendre des véhicules à essence. »
En juin, les véhicules électriques ou hybrides rechargeables ne représentaient que 7,9 pour cent des ventes de véhicules au Canada.
En 2023, le gouvernement fédéral a fixé des objectifs visant à éliminer progressivement la vente de nouveaux véhicules à essence d’ici 2035. Pour y parvenir, dès 2026, 20 pour cent des véhicules vendus devaient être électriques ou hybrides rechargeables.
Ce matin, le premier ministre a annoncé la révision de ce mandat et la suspension de son application pour l’année 2026.
En février, l’IEDM avertissait que les réseaux électriques provinciaux n’avaient ni la capacité ni la puissance pour fournir l’énergie nécessaire à l’électrification du parc automobile. Selon l’Institut, les dépenses nécessaires pour mettre ces réseaux à niveau atteindraient 294 milliards de dollars.
« Non seulement les Canadiens ne sont pas aussi friands de véhicules électriques qu’Ottawa, mais nos réseaux électriques n’ont tout simplement pas la capacité d’absorber tous ces nouveaux besoins en énergie », explique M. Brossard. « Le gouvernement doit profiter de la révision de ce mandat pour l’abroger et laisser les consommateurs, pas les gouvernements, dicter le rythme d’adoption des véhicules électriques. »
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L’IEDM est un think tank indépendant sur les politiques publiques dont les bureaux sont situés à Montréal, à Ottawa et à Calgary. Par ses publications, ses interventions dans les médias et ses services consultatifs aux décideurs politiques, l’IEDM stimule les débats et les réformes en matière de politiques publiques en se basant sur les principes établis de l’économie de marché et de l’entrepreneuriat.
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