Communiqués de presse

Nos impôts élevés nuisent aux équipes canadiennes de la LNH

  • Chaque hausse d’un point de pourcentage du taux d’imposition réduit le taux de victoire de 1,55 à 1,57 point de pourcentage.
  • Cinq des six dernières coupes Stanley ont été remportées par une équipe d’un État qui n’impose pas le revenu.

Montréal, le 28 mai 2026 – Les équipes canadiennes de la LNH ne partent pas sur un pied d’égalité avec leurs rivales américaines. La fiscalité influence directement la capacité des équipes à attirer et à retenir les meilleurs joueurs, selon un Point publié ce matin par l’IEDM.

« Les athlètes professionnels ont des carrières courtes et donc une fenêtre de revenus limitée sur le plan salarial », avance Gabriel Giguère, analyste senior à l’IEDM et collaborateur de la publication. « Ça crée une forte incitation à aller jouer là où les impôts sont les moins élevés. »

Un désavantage fiscal pour les équipes canadiennes

Dans la LNH, le plafond salarial est calculé sur la base du salaire brut, et non sur le salaire net. Concrètement, une équipe dans un État sans impôt sur le revenu peut offrir exactement le même contrat qu’une équipe canadienne, tout en permettant au joueur de garder beaucoup plus d’argent dans ses poches.

Sur un salaire de 750 000 dollars US, un joueur du Canadien de Montréal débourse 364 312 $ en impôts, soit un taux effectif de 48,5 pour cent. Pour un joueur des Panthers ou des Stars par exemple, la facture s’élève à 234 520 $, soit un taux de 31,2 pour cent. C’est un écart de plus de 129 000 $ par année pour le même salaire.

« Le plafond salarial est censé égaliser les chances entre les équipes. Mais quand il est calculé sur le salaire brut, il augmente l’avantage des équipes en marché à faible imposition », souligne Gabriel Giguère. « Cet écart pèse particulièrement lourd pour les joueurs autonomes, qui peuvent choisir leur équipe. »

Un impact sur le nombre de victoires

Une étude couvrant la période de 1980 à 2017 a démontré que l’impôt sur le revenu a un effet mesurable sur les taux de victoire de la LNH. Chaque hausse d’un point de pourcentage du taux d’imposition réduit le taux de victoire d’une équipe de 1,55 à 1,57 point de pourcentage.

Ce phénomène dépasse le hockey. Une étude portant sur les joueurs de soccer dans 14 pays européens a montré qu’une hausse d’un pour cent du taux net d’imposition augmentait l’offre de joueurs étrangers de 1,22 pour cent sur les marchés à faible imposition. Des résultats similaires ont été observés dans le baseball majeur, le basketball et le golf.

« Dans les ligues professionnelles, une poignée de victoires de plus ou de moins peut tout changer : les séries, le classement, un trophée », ajoute M. Giguère. « Quand la fiscalité force les équipes canadiennes à travailler plus fort pour attirer les mêmes joueurs, ce n’est pas anodin. C’est un désavantage concret, saison après saison. »

Ce qui vaut pour les hockeyeurs vaut pour toute l’économie

Le hockey rend le phénomène visible, mais il ne se limite pas à ce sport. Ce qui s’applique aux athlètes de haut niveau s’applique tout autant aux chercheurs, médecins, entrepreneurs, ingénieurs et innovateurs.

Ces travailleurs hautement qualifiés ont, eux aussi, des incitatifs importants à s’établir là où ils peuvent conserver une part plus importante de leurs revenus. Quand le Canada devient moins attrayant sur le plan fiscal, c’est l’ensemble de son économie qui en paie le prix.

Vous pouvez consulter le Point de l’IEDM en cliquant ici.

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L’IEDM est un think tank indépendant sur les politiques publiques dont les bureaux sont situés à Montréal, à Ottawa et à Calgary. Par ses publications, ses interventions dans les médias et ses services consultatifs aux décideurs politiques, l’IEDM stimule les débats et les réformes en matière de politiques publiques en se basant sur les principes établis de l’économie de marché et de l’entrepreneuriat.

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