LNG Canada: La construction de la Phase 2 permettrait de rediriger 3,3 milliards de dollars en exportation vers d’autres marchés que les États-Unis, souligne l’IEDM

- Cet agrandissement pourrait permettre de rediriger 20,6 points de pourcentage de nos exportations de gaz naturel ailleurs qu’aux États-Unis.
Montréal, le 29 septembre 2026 – L’expansion du projet LNG Canada pourrait rendre l’économie canadienne plus prospère et résiliente. C’est ce que fait valoir Gabriel Giguère, analyste senior en politiques publiques à l’IEDM, en réaction au communiqué ayant confirmé la décision d’investissement ce matin.
« La meilleure façon de réduire notre dépendance au marché américain, c’est de permettre la construction des infrastructures d’exportation dont on a besoin, comme le fait LNG Canada », explique M. Giguère. « L’annonce d’aujourd’hui démontre une fois de plus à quel point l’énergie canadienne est en demande, pourvu qu’on soit capable de l’acheminer à bon port. »
Avec le feu vert donné à la phase 2, LNG Canada prévoit doubler sa capacité de production de gaz naturel liquéfié, qui passera donc de 14 à 28 millions de tonnes par année.
Le volume total de gaz naturel liquéfié produit par l’installation correspondra à environ un tiers du volume ayant transité par le détroit d’Ormuz l’année dernière.
Aux prix de 2025, le projet ajoutera 3,3 milliards de dollars par année à la capacité canadienne d’exportation du gaz naturel liquéfié vers des marchés autres que les États-Unis.
L’an dernier, la mise en service de la phase 1 de LNG Canada a permis, pour la première fois, aux producteurs canadiens de gaz naturel d’exporter directement ailleurs qu’au sud de la frontière. Les données montrent qu’en 2026, 15,0 pour cent de nos exportations de gaz naturel ont ainsi pris la direction de pays autres que les États-Unis.
On estime que, grâce à cet agrandissement, jusqu’à 41,2 % des exportations canadiennes de GNL pourraient être envoyées vers des marchés autres que les États-Unis, selon les données de 2025. Le projet représente également une occasion d’accroître la production canadienne et de créer indirectement des milliers d’emplois dans les secteurs de la construction et de l’extraction.
« Cela fait des années que nos alliés en Europe et en Asie réclament un meilleur accès à l’énergie canadienne pour réduire leur dépendance envers des sources moins fiables, et nous commençons enfin à livrer », ajoute M. Giguère. « Espérons que ce ne sera pas le dernier projet du genre à aller de l’avant, comme d’autres initiatives prometteuses ont été proposées sur les côtes Est et Ouest du pays. »
Dans les dernières années, plusieurs pays, notamment le Japon, la Corée du Sud, l’Allemagne, la Pologne et, plus récemment, l’Ukraine, ont manifesté leur désir d’avoir un meilleur accès au GNL canadien.
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L’IEDM est un think tank indépendant sur les politiques publiques dont les bureaux sont situés à Montréal, à Ottawa et à Calgary. Par ses publications, ses interventions dans les médias et ses services consultatifs aux décideurs politiques, l’IEDM stimule les débats et les réformes en matière de politiques publiques en se basant sur les principes établis de l’économie de marché et de l’entrepreneuriat.
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