L’explosion du nombre d’employés du secteur public coûte cher aux contribuables

- 55 pour cent des nouveaux emplois créés au Québec depuis 2019 relèvent du secteur public.
Montréal, le 10 mars 2026 – Depuis 2019, la majorité des nouveaux emplois créés au Québec proviennent du secteur public. Cette tendance soulève des enjeux importants pour les finances publiques, démontre une nouvelle analyse publiée par l’IEDM.
Entre janvier 2019 et aujourd’hui, 431 200 emplois ont été créés au Québec, excluant les travailleurs autonomes. De ce nombre, 237 300 sont des emplois publics, soit 55,0 pour cent de l’ensemble des nouveaux postes.
Le secteur privé, quant à lui, en a créé 193 900, représentant 45,0 pour cent du total, selon des données de Statistique Canada.
« Plus d’un nouvel emploi sur deux vient désormais du secteur public », affirme Gabriel Giguère, analyste senior en politiques publiques à l’IEDM. « Ce n’est pas une croissance équilibrée, c’est une expansion soutenue de la bureaucratie, et la facture finit toujours par être refilée aux contribuables. »
La situation québécoise se distingue de celle observée ailleurs au pays.
Depuis 2019, 31,3 pour cent des nouveaux emplois créés en Ontario proviennent du secteur public. Dans le reste du Canada, à l’exclusion du Québec, la proportion est de 36,0 pour cent.
L’explosion des effectifs gouvernementaux exerce une pression directe sur les finances publiques, rappelle le chercheur. Au Québec, les dépenses liées à la rémunération atteindront 64 milliards de dollars en 2025-2026, ce qui représente 40,9 pour cent des dépenses de portefeuille, selon les chiffres du Conseil du Trésor.
Du côté d’Ottawa, les dépenses en rémunération s’élevaient à 71,4 milliards de dollars en 2024-2025, en hausse de 30,5 pour cent depuis 2019, en dollars constants.
Cette croissance soutenue à tous les paliers de gouvernement contribue à accroître les déficits et à alourdir la dette publique, comme en témoignent les budgets du Québec et du Canada, qui affichent des déficits records.
« Un secteur public qui grossit sans arrêt finit par se concentrer sur sa propre expansion plutôt que sur l’amélioration des services », conclut M. Giguère. « Si plus d’employés garantissaient automatiquement plus d’efficacité, les contribuables le verraient. Or, la facture augmente plus vite que les résultats. »
Vous pouvez consulter le point de l’IEDM en cliquant ici.
***
L’IEDM est un think tank indépendant sur les politiques publiques dont les bureaux sont situés à Montréal, à Ottawa et à Calgary. Par ses publications, ses interventions dans les médias et ses services consultatifs aux décideurs politiques, l’IEDM stimule les débats et les réformes en matière de politiques publiques en se basant sur les principes établis de l’économie de marché et de l’entrepreneuriat.
– 30 –
Demandes d’entrevue
Florence Plourde
Gestionnaire des communications
Cell. : 418-670-5939