Textes d'opinion

Le Québec est assis sur une fortune, mais refuse de la mettre en valeur

La situation énergétique actuelle du Québec frise l’absurde.

Le Québec est assis sur d’importantes réserves de gaz naturel et certains gisements de pétrole. Ces deux ressources répondent à plus de la moitié des besoins énergétiques des ménages et des entreprises québécoises. Pourtant, chaque litre de pétrole et chaque mètre cube de gaz consommés ici sont importés de l’Ouest canadien ou des États-Unis. Le gouvernement est même allé jusqu’à interdire l’exploration qui permettrait de mieux saisir l’ampleur de ces ressources.

Il ne faudrait pas négliger l’importance du gaz naturel et du pétrole dans notre bouquet énergétique. Le pétrole, à lui seul, représente près de 40% de l’énergie consommée au Québec. Le gaz naturel, de son côté, avoisine 15%. Ces proportions demeurent stables depuis près de 20 ans.

Ailleurs dans le monde, la demande est également au rendez-vous.

On prévoit que la demande mondiale de gaz naturel augmentera d’environ un tiers d’ici 2050, selon l’Agence internationale de l’énergie. Si l’occasion de valoriser ces ressources a toujours existé, l’environnement des dernières années la rend encore plus attrayante.

Un questionnement se profile donc: combien de temps le gouvernement du Québec va-t-il continuer à nous faire rater le bateau?

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Daniel Dufort est président et directeur général de l’IEDM. Il signe ce texte à titre personnel.

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