Textes d'opinion

Le fonds souverain de Carney: une idée qu’il a déjà vendue aux Britanniques et qui n’a pas fonctionné

En avril dernier, le premier ministre Mark Carney nous présentait son nouveau fonds souverain, le Fonds pour un Canada fort, comme si c’était la meilleure chose depuis le pain tranché. Ce fonds n’a pourtant rien de nouveau. En fait, il s’agit d’une idée recyclée, d’une proposition qu’il avait faite aux Britanniques.

Remontons un peu dans le temps. En juillet 2024, le gouvernement du Royaume-Uni annonçait la création du National Wealth Fund. Ce fonds, présenté comme un fonds souverain, devait catalyser l’investissement privé grâce à une injection de fonds publics ciblant des secteurs d’activité identifiés par l’État.

Si cela ressemble au pitch de vente du premier ministre Carney, c’est parce qu’il y a contribué.

Pour créer le National Wealth Fund, le gouvernement britannique s’est appuyé sur les recommandations d’un groupe de travail dirigé par le Green Finance Institute. Figure dans la liste des membres de ce groupe de travail le nom d’un certain « Mark Carney », à la deuxième ligne.

Si on veut savoir ce qui nous attend avec le fonds souverain proposé par le premier ministre Carney, l’exemple britannique nous permet de nous projeter deux ans en avant.

Malheureusement, les résultats ne sont pas bien roses.

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Daniel Dufort est président et directeur général de l’IEDM. Il signe ce texte à titre personnel.

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