fbpx

Communiqués de presse

La focalisation sur la réduction des émissions à l’échelle locale des petits émetteurs ne donnerait que très peu de résultats, voire aucun

  • En neuf jours environ, la Chine émet assez de gaz à effet de serre pour annuler l’effet des cibles de réduction des émissions du Canada pour 2030.

Montréal, le 16 février 2023 – Pour limiter ses émissions de gaz à effet de serre, le Canada a tout intérêt à se concentrer sur les répercussions mondiales plutôt que sur les effets locaux, selon une nouvelle étude publiée ce matin par l’Institut économique de Montréal.

« Déménager une usine polluante du Québec à l’autre bout du monde peut avoir un effet positif sur notre bilan d’émissions locales, mais ça n’aide pas le climat, » explique Krystle Wittevrongel, analyste senior en politiques publiques à l’IEDM et auteure de l’étude. « En se concentrant presque exclusivement sur les cibles de réduction des émissions locales, nos gouvernements se concentrent sur l’arbre qui cachent la forêt. »

La publication souligne les risques de fuites de carbone, soit l’exportation des activités à fortes émissions vers d’autres pays, un symptôme caractéristique d’une approche se bornant à la réduction des émissions locales. Si les normes environnementales du nouvel emplacement sont moins rigoureuses que celles du Canada, de telles fuites pourraient en effet faire augmenter les émissions mondiales.

L’auteure de l’étude mentionne aussi la très faible contribution du Québec, voire de tout le Canada, aux émissions mondiales de GES comparativement à celle de la vaste portion des pays à forte croissance comme l’Inde et la Chine, qui augmente rapidement.

En 2019, en environ neuf jours, la Chine a émis assez de GES pour neutraliser les cibles de réduction des émissions du Canada pour 2030. La même année, il lui a suffi de 21 heures pour anéantir les cibles du Québec.

« Il faut seulement 21 jours à la Chine pour émettre autant de GES dans l’atmosphère que notre pays entier en une année, » affirme Mme Wittevrongel. « Pour les petits émetteurs comme le Canada, élaborer un plan de réduction des émissions qui ne tient pas compte des effets mondiaux équivaut à donner un coup d’épée dans l’eau. »

Vous pouvez consulter l’étude de l’IEDM ici.

* * *

L’IEDM est un think tank indépendant sur les politiques publiques, avec des bureaux à Montréal et à Calgary. Par ses publications, ses apparitions dans les médias et ses services consultatifs aux décideurs politiques, l’IEDM stimule les débats et les réformes des politiques publiques en se basant sur les principes établis de l’économie de marché et sur l’entrepreneuriat. 

– 30 –

Demandes d’entrevue
Renaud Brossard
Directeur principal, Communications
Cell. : 514 743-2883

Back to top