Observations spontanées

La Floride et la COVID-19: comment bien protéger les aînés sans que le monde n’arrête de tourner

Le 16 mars dernier, le Wall Street Journal publiait une série d’entrevues avec des étudiants américains portant sur les interventions de leur État d’origine en réponse à la crise de la COVID-19.

Une étudiante originaire de la Floride qui étudie à Dartmouth se distingue par son éloge de la manière dont son État natal a su trouver le bon équilibre pour protéger les personnes vulnérables tout en préservant la communauté dans son ensemble. Le gouverneur de la Floride, Ron DeSantis, a été sauvagement attaqué dans les médias américains pour sa réponse à la COVID-19, laquelle consistait à assurer la protection des personnes vulnérables tout en gardant le reste de l’État ouvert pour préserver les emplois et les petites entreprises. Un an plus tard, la Floride constitue une étude de cas révélatrice de ce qui aurait pu se passer ici au Québec et dans le reste du Canada.

Tout d’abord, les résultats. La Floride est bien connue pour avoir l’une des populations les plus âgées des États-Unis. Toutefois, son taux de mortalité était inférieur à celui de tous les autres grands États américains, à l’exception de la Californie qui est réputée pour avoir l’une des populations les plus jeunes des États-Unis.

Par exemple, les États de New York, du Massachusetts et du New Jersey, qui ont tous été soumis à de stricts confinements, ont enregistré respectivement 68 %, 60 % et 78 % plus de décès par habitant que la Floride. Pourtant, la population de ces trois États est plus jeune que celle de la Floride, la proportion de personnes âgées étant environ 20 % inférieure.

M. DeSantis n’avait pas de baguette magique. Il a simplement mis en place des centres de soins spécialisés pour les patients âgés atteints de la COVID-19 à leur sortie de l’hôpital. Cela a permis de réduire considérablement la propagation dans les foyers de soins, laquelle a été la cause principale du carnage observé à New York et au Québec, entre autres.

Grâce à la politique réfléchie de M. DeSantis, non seulement le nombre de décès a été moins élevé, mais sa volonté de garder le reste de l’État ouvert a entraîné nettement moins de dommages collatéraux pour les familles, les emplois et les petites entreprises. Les élèves sont de retour à l’école depuis maintenant six mois et les lieux de culte sont ouverts depuis mai 2020, alors que la crise n’en était qu’à ses débuts.

Les restaurants de la Floride sont demeurés ouverts, les touristes ont pu déguster des pinas coladas au bord de l’océan, au grand dam des habitants d’autres États, et les emplois ont été largement préservés. Bien que l’économie de la Floride soit dépendante du tourisme et qu’elle ait donc subi de plein fouet les pertes d’emplois liées à la COVID-19, l’État affiche aujourd’hui un taux de chômage de seulement 4,8 %, contre 8,8 % à New York, 7,8 % au Massachusetts, 7,9 % au New Jersey et 9,0 % en Californie.

En dépit des récents événements du « spring break » à Miami Beach, la Floride a illustré ce à quoi ressemble une gestion intelligente de la pandémie, soit de tout mettre en œuvre pour protéger les personnes les plus vulnérables, plutôt que de gaspiller de précieuses ressources dans des mesures exagérées et irréfléchies qui ont pour effet de faire diversion et de détruire.

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