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La crise de l’investissement au Canada exige une réponse publique

Note économique montrant comment le Canada peine à attirer le type d’investissement dont nous aurions besoin pour rehausser notre niveau de vie

Annexe (en anglais)

En lien avec cette publication

Canada’s investment crisis is a vicious cycle of capital and talent exiting: Economic report (The Hub, 9 juin 2026) Entrevue avec Emmanuelle B. Faubert (La croisée, ICI Radio-Canada, 9 juin 2026)

 

Cette Note économique a été préparée par Charles Lammam, Senior Fellow à l’IEDM, en collaboration avec Emmanuelle B. Faubert, économiste à l’IEDM. La Collection Fiscalité de l’IEDM vise à mettre en lumière les politiques fiscales des gouvernements et à analyser leurs effets sur la croissance économique et le niveau de vie des citoyens.

Le Canada est confronté à une crise de l’investissement(1). La présente note économique s’appuie sur diverses données pour mettre en évidence deux facettes de cette crise : les capitaux quittent le pays en termes nets et, à l’intérieur des frontières canadiennes, les entreprises investissent moins dans les machines, l’équipement et les technologies.

Cette baisse de l’investissement intérieur a des conséquences économiques majeures : les travailleurs disposent de moins d’outils et sont moins productifs, la progression des salaires ralentit et, à terme, le niveau de vie en pâtit. Pour affronter ces enjeux, il faudra améliorer le cadre de politiques publiques qui influence où et dans quelle mesure les capitaux sont déployés, y compris ceux qui concernent la fiscalité, la réglementation et la concurrence au Canada.

Sortie nette de capitaux

Le stock des investissements directs étrangers (IDÉ) au Canada, c’est-à-dire la valeur totale cumulée des actifs que les entreprises étrangères possèdent au Canada par rapport à ceux que les entreprises canadiennes possèdent à l’étranger, révèlent un déséquilibre important qui ne cesse de s’accentuer. Alors que les deux séries de données suivaient des trajectoires relativement parallèles entre 2007 et 2014, un écart marqué s’est creusé par la suite (voir la Figure 1a).

En 2014, le stock des investissements directs canadiens à l’étranger était de 845,2 milliards en dollars courants, tandis que le stock des investissements étrangers au Canada s’élevait à 744,7 milliards $(2). L’investissement canadien à l’étranger excédait donc l’investissement entrant de 100,5 milliards $, soit environ 14 % du stock entrant. En 2025 (dernière année pour laquelle des données sont disponibles), les investissements directs canadiens à l’étranger ont atteint 2,4 billions $, tandis que les investissements étrangers au Canada ont augmenté pour se situer à 1,6 billion $. L’écart a atteint 828,4 milliards $(3), soit plus de la moitié de l’ensemble du stock entrant, ce qui est étrangement proche de la cible que s’est fixée le gouvernement en matière de nouveaux investissements au Canada(4).

Certains économistes peuvent interpréter les investissements nets à l’étranger comme un signe de vitalité reflétant la compétitivité internationale des entreprises et des fonds de pension canadiens, qui décident d’affecter leurs capitaux là où les rendements sont les plus élevés. Mais cela soulève également une question que les décideurs politiques ne peuvent ignorer : pourquoi systématiquement partir du principe que les rendements sont plus élevés ailleurs? Lorsque les grands fonds de pension et les entreprises championnes du Canada affectent des capitaux aux États-Unis et dans d’autres pays à une telle échelle, cela indique quelque chose sur les conditions d’investissement au pays. L’argumentaire du premier ministre en matière d’investissement dans son désormais célèbre discours de Davos selon lequel « le Canada possède ce que le monde veut » est louable, mais il combat un courant qui va à l’encontre du Canada depuis de nombreuses années(5).

Les flux annuels d’IDÉ révèlent une tendance analogue à celle des stocks d’IDÉ(6). Depuis 2014, les sorties nettes d’IDÉ ont toujours été supérieures aux entrées (voir la Figure 1b). Entre 2014 et 2024, les sorties représentaient en moyenne 4,1 % du PIB, soit plus que les entrées, dont la moyenne s’élevait à 2,4 %.

Plus tôt cette année, Statistique Canada a publié de nouvelles données annuelles sur les flux d’IDÉ pour 2025, indiquant que les investissements directs étrangers au Canada ont atteint 96,8 milliards $(7). Sur une base nominale, avant d’effectuer l’ajustement pour l’inflation ou la taille de l’économie, il s’agit des flux d’IDÉ entrants les plus importants depuis 2007, où 125,5 milliards $ de flux d’IDÉ entrants avaient été enregistrés(8). Le premier ministre Carney s’est empressé de citer cette donnée comme preuve de la confiance des investisseurs(9).

Ces comparaisons sont quelque peu trompeuses dans la mesure où l’économie a plus que doublé en taille nominale depuis 2007(10). En 2007, les entrées d’IDÉ de 125,5 milliards $ représentaient environ 8,0 % du PIB du Canada (voir la Figure 1b)(11). En 2025, ce dernier indicateur représente environ 2,9 % du PIB national. Proportionnellement, l’intensité des IDÉ du Canada en 2025 représente moins de la moitié de ce qu’elle était lors de l’année de référence 2007. En outre, la donnée de 2025 représente environ la moitié de la valeur corrigée pour l’inflation du flux d’IDÉ de 2007, qui s’élève à 184,7 milliards $ en dollars de 2025(12).

48 % des fondateurs canadiens ayant levé plus d’un million $ en 2024 étaient établis aux États-Unis, contre 32 % au Canada.

Il convient toutefois de noter que les entrées d’IDÉ ont dépassé les sorties en 2025 pour la première fois depuis dix ans. Au demeurant, ce revirement n’est pas attribuable à un regain de confiance étrangère, mais à une forte baisse des investissements canadiens à l’étranger, qui reflète probablement une humeur favorable à l’achat au Canada et défavorable à l’achat en provenance des États-Unis, à la lumière des menaces de droits de douane américaines. Par rapport au PIB, les IDÉ entrants en 2025 sont presque équivalents au pourcentage observé en 2024, mais les IDÉ sortants ont chuté de plus des deux cinquièmes.

La composition des flux entrants de 2025 soulève d’autres questions. Sur les 43,6 milliards $ enregistrés, près de 47 % ont été réalisés par l’entremise de fusions et acquisitions d’entreprises canadiennes, soit une proportion bien supérieure à la norme historique d’environ un tiers. Comme l’a souligné une analyse récente(13), les IDÉ motivés par les fusions et acquisitions réattribuent surtout la propriété d’actifs existants plutôt que de créer de nouvelles capacités de production.

L’exode des capitaux s’étend à l’entrepreneuriat. Un rapport de recherche de Leaders Fund analysant près de 3000 entreprises en démarrage financées par du capital-risque et fondées par des Canadiens entre 2015 et 2024 montre que 48 % des fondateurs canadiens ayant levé plus d’un million $ en 2024 étaient établis aux États-Unis, contre 32 % au Canada(14). En 2016, seuls 19 % d’entre eux étaient établis aux États-Unis et 75 % étaient établis au Canada.

Les entreprises canadiennes investissent moins dans les machines, l’équipement et les technologies

Le stock de capital du secteur des entreprises, soit la valeur totale des actifs matériels et intellectuels disponibles pour la production, y compris les immeubles, les machines, l’équipement et la propriété intellectuelle, témoigne d’un déclin inquiétant de la capacité de production.

Entre 2014 et 2024, les stocks de capital non résidentiel (mesurés en prix constants de 2017) n’ont augmenté que de 10,3 % sur l’ensemble de la décennie (voir la Figure 1 de l’annexe)(15), tandis que la population a augmenté de 16,4 % et le PIB corrigé de l’inflation de 21,1 %(16).

L’isolement d’une composante du stock de capital non résidentiel total fait ressortir un résultat alarmant. Le stock de machines et d’équipements, c’est-à-dire les outils matériels, les robots et les chaînes de montage qui stimulent la productivité, a diminué de 3,3 %, passant de 418,8 milliards $ à 404,8 milliards $. Les entreprises canadiennes fonctionnent aujourd’hui avec moins de machines et d’équipement qu’il y a dix ans, et ce, avant de faire des ajustements en fonction de la croissance de la population ou de l’économie. Au cours de la décennie, les investissements en machines et équipement ont tiré de l’arrière par rapport au taux d’usure et d’obsolescence des immobilisations existantes (c’est-à-dire l’amortissement).

Les travailleurs canadiens affichent un retard par rapport à leurs homologues du Royaume-Uni, de la zone euro et de l’ensemble de l’OCDE.

L’indicateur qui influe le plus directement sur la rémunération des travailleurs est l’investissement annuel des entreprises par travailleur(17). La voie la plus sûre vers des salaires plus élevés est l’augmentation de la productivité, et une productivité plus élevée nécessite davantage de capital par travailleur et un capital de meilleure qualité. Au Canada, c’est le contraire qui se produit. Après avoir atteint un pic en 2014 à environ 20 900 $ par travailleur (en dollars de 2017), l’investissement des entreprises par travailleur est tombé à environ 17 600 $ en 2024 (voir la Figure 2 en annexe). En fait, l’investissement des entreprises par travailleur au Canada a chuté à seulement 55 cents pour chaque dollar investi dans les travailleurs américains. Pour les machines et l’équipement – les outils réellement utilisés –, les travailleurs canadiens ne reçoivent que 41 cents par dollar(18).

Un redressement des investissements annuels des entreprises en 2026 ne semble pas probable. L’enquête de Statistique Canada sur les intentions de dépenses en immobilisations montre que le total des dépenses d’immobilisations non résidentielles dans l’ensemble des secteurs augmente nominalement de 3,7 %, mais que l’augmentation est de moins de 2 % après l’ajustement en fonction de l’inflation, de nombreux secteurs prévoyant de réduire leurs dépenses en immobilisations(19). Les investissements en machines et équipements devraient diminuer de 0,6 % en termes nominaux.

La comparaison internationale rend l’écart en matière d’investissement des entreprises encore plus marquant(20). Alors que l’investissement des entreprises par travailleur, corrigé de l’inflation, a chuté de 16 % au Canada entre 2014 et 2024, il a augmenté de 26 % au cours de la même période aux États-Unis (voir la Figure 2). Autrement dit, les entreprises canadiennes ont réduit leur capacité de production alors que leurs homologues américaines l’ont accrue. Les travailleurs canadiens affichent également un retard par rapport à leurs homologues du Royaume-Uni, de la zone euro et de l’ensemble de l’OCDE.

Le Canada ne fait pas mieux parmi les pays du G7 et les autres pays comparables(21). Si on se fie à la moyenne sur cinq ans jusqu’en 2024, seulement 15 % de la valeur ajoutée brute est investie dans des actifs non résidentiels(22), contre 18 % aux États-Unis, 18,7 % en Australie et 21,8 % au Japon (voir la Figure 3a de l’annexe). Seulement 4,1 % de la valeur ajoutée brute est investie dans les machines et l’équipement, ce qui est bien inférieur aux États-Unis (6,7 %) et aux meneurs que sont le Japon et l’Italie (plus de 8 %) (Figure 3b de l’annexe). En ce qui concerne les produits de propriété intellectuelle, 3,4 % de la valeur ajoutée brute est investie, soit environ la moitié du taux américain de 6,6 % (voir la Figure 3c en annexe).

Les données sur l’innovation viennent confirmer ce tableau. Selon le Conseil des académies canadiennes, les dépenses des entreprises canadiennes en recherche et développement (R&D) en pourcentage du PIB sont passées d’environ 77 % de la moyenne de l’OCDE en 2000 à seulement 57 % en 2023(23). En proportion du PIB, les dépenses en R&D des entreprises s’élèvent à seulement 1,1 % en 2024, ce qui est bien en deçà de la moyenne de l’OCDE de 2,0 % (voir la Figure 4 de l’annexe)(24). Si on met cela en perspective, une seule entreprise américaine, Amazon(25), dépense aujourd’hui près de trois fois plus en R&D que l’ensemble du secteur canadien des entreprises(26).

L’évolution du capital-risque au fil du temps est tout aussi préoccupante. Après avoir atteint un sommet pendant le pic de la pandémie, l’investissement en capital-risque en pourcentage du PIB a diminué, chutant de plus de moitié, passant de près de 0,5 % en 2021 à 0,2 % en 2024 (voir la Figure 5 de l’annexe)(27).

Conclusion

Ces deux problèmes, à savoir la sortie nette de capitaux du pays et la diminution des investissements des entreprises dans l’équipement et les technologies qui améliorent la productivité à l’intérieur du pays, sont liés et se renforcent mutuellement. Lorsque les conditions d’investissement au pays se détériorent, les capitaux recherchent de meilleurs rendements à l’étranger, ce qui affaiblit encore la capacité de production nationale. Lorsque les entreprises sous-investissent de manière chronique, les conséquences s’accumulent. Les travailleurs disposent d’outils moins nombreux et moins modernes, la productivité stagne et la croissance des salaires est plus lente qu’elle ne le serait autrement.

Une seule entreprise américaine, Amazon, dépense aujourd’hui près de trois fois plus en R&D que l’ensemble du secteur canadien des entreprises.

Au fil du temps, cette dynamique crée un cercle vicieux : les faibles rendements découragent les investissements futurs, en perpétuant les performances insuffisantes qui poussent les capitaux ailleurs. Sans un renversement de tendance, l’écart entre la productivité des travailleurs canadiens et celle de leurs homologues internationaux continuera de se creuser et, avec lui, l’écart entre les salaires et les niveaux de vie.

Les tendances structurelles qui sous-tendent la crise de l’investissement au Canada sont profondes et touchent de nombreux indicateurs importants pour la prospérité à long terme du pays. Des objectifs ambitieux ne suffiront pas à les résoudre à eux seuls. Tant que les décideurs politiques ne s’attaqueront pas aux conditions qui poussent les capitaux à l’étranger et découragent l’investissement au pays, ces tendances continueront à s’aggraver et le niveau de vie de la population canadienne continuera à se dégrader par rapport à celui des autres pays. Pour inverser ces tendances, il faudra examiner attentivement les modalités fiscales, réglementaires et de concurrence qui façonnent les décisions d’investissement au Canada.

Références

  1. Charles Lammam, « A trillion-dollar gap: 12 charts highlighting Canada’s capital flight crisis », The Hub, 26 janvier 2026.
  2. Statistique Canada. Tableau 36-10-0008-01 : Bilan des investissements internationaux, investissements directs canadiens à l’étranger et inves-tissements directs étrangers au Canada, par pays, annuel (× 1 000 000), 2026. Tous les chiffres cités sur les stocks d’IDÉ proviennent de cette source.
  3. Notons que l’écart s’est réduit en passant de 865,5 milliards $ en 2024 à 828,4 milliards $ en 2025.
  4. Gouvernement du Canada, Budget 2025, p. 58.
  5. Mark Carney, discours liminaire, Forum économique mondial, Davos, janvier 2026. Transcription : « Lisez le discours intégral du discours de Mark Carney », La Presse, 20 janvier 2026.
  6. Statistique Canada. Tableau 36-10-0025-01 : Bilan des investissements internationaux, investissements directs canadiens à l’étranger et investissements directs étrangers au Canada, trimestriel (× 1 000 000), 2026. Tous les chiffres cités sur les flux d’IDÉ proviennent de cette source.
  7. Statistique Canada, « Opérations internationales du Canada en valeurs mobilières, 2025 », Le Quotidien, 26 février 2026. Veuillez noter que les séries de données de la Figure 1b et de ce paragraphe sont fondées sur le tableau 36-10-0025-01 de Statistique Canada, qui indique que les flux trimestriels nets d’IDÉ entrants en 2025 s’élèvent à 93,6 milliards $.
  8. Statistique Canada. Tableau 36-10-0025-01 : Bilan des investissements internationaux, investissements directs canadiens à l’étranger et investissements directs étrangers au Canada, trimestriel, 2026.
  9. Mark Carney (@MarkJCarney), publication sur X, 27 février 2026.
  10. Statistique Canada. Tableau 36-10-0103-01 : Produit intérieur brut, en termes de revenus, trimestriel (× 1 000 000), 2026.
  11. Les calculs de l’auteur sont fondés sur les tableaux 36-10-0025-01 et 36-10-0103-01 de Statistique Canada.
  12. Calculs effectués à l’aide de la feuille de calcul de l’inflation de la Banque du Canada.
  13. Mawakina Bafale, Peter MacKenzie et William B.P. Robson, « Robust-Looking Foreign Investment Flows are a Sideshow — Capital Investment that Raises Productivity is What We Need », C.D. Howe Institute Intelligence Memo, 31 mars 2026.
  14. Leaders Fund, « Canadian Startups Research », 2025.
  15. Statistique Canada. Tableau 36-10-0096-01 : Flux et stocks de capital fixe non résidentiel, selon l’industrie et le type d’actif, Canada, provinces et territoire, 2025.
  16. Les calculs de l’auteur sont fondés sur Statistique Canada. Tableau 17-10-0005-01 : Estimations de la population, trimestrielles, 2026, et Tableau 36-10-0434-03 : Produit intérieur brut (PIB) aux prix de base, par industries, moyenne annuelle (× 1 000 000), 2026.
  17. Idem pour les données d’investissement. En ce qui concerne les données relatives à la main-d’œuvre : Statistique Canada. Tableau 14-10-0023-01 : Caractéristiques de la population active selon l’industrie, données annuelles (× 1000), 2026.
  18. William B.P. Robson et Mawakina Bafale, « Canada’s Investment Crisis: Shrinking Capital Undermines Competitiveness and Wages », Institut C.D. Howe, décembre 2025.
  19. Statistique Canada, « Dépenses en immobilisation et en réparations, 2026 », Le Quotidien, 25 février 2026.
  20. Les données de ce paragraphe et du paragraphe suivant proviennent du chapitre 4 de l’ouvrage : OCDE, Études économiques de l’OCDE : Canada 2025, mai 2025, chapitre intitulé « Rehausser la productivité du secteur des entreprises ».
  21. Ibid, toutes les données proviennent du rapport de l’OCDE cité précédemment.
  22. La valeur ajoutée brute est la valeur totale des biens et services produits par les entreprises d’une économie, moins le coût des intrants.
  23. Conseil des académies canadiennes, L’état de la science, de la technologie et de l’innovation au Canada, 2025, novembre 2025.
  24. OCDE, Principaux Indicateurs de la Science et de la Technologie (Base de données PIST).
  25. Macrotrends, « Amazon Research and Development Expenses », (Dépenses de recherche et développement d’Amazon).
  26. Statistique Canada. Tableau 27-10-0333-01 : Dépenses intérieures brutes en recherche et développement selon le secteur de financement et le secteur d’exécution, 2025.
  27. OCDE, Base de données des investissements de capital-risque.
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