Édition génique: des aliments plus abordables, plus nutritifs et moins périssables

- Une durée de conservation accrue permettrait de réduire les pertes alimentaires des ménages, qui atteignent près de 1300$ par année.
Montréal, le 14 mai 2026 – Les avancées technologiques dans le secteur agroalimentaire, telles que l’édition génique, pourraient permettre aux ménages de réduire le coût de leur panier d’épicerie et aux agriculteurs de réduire les dépenses en intrants, comme les pesticides, selon un Point de l’IEDM publié ce matin.
L’édition génique diffère des organismes génétiquement modifiés (OGM). Ces derniers impliquent l’introduction de gènes étrangers dans des aliments ou des plantes, alors que l’édition génique modifie des gènes déjà présents. C’est une approche plus ciblée qui permet d’obtenir des résultats plus précis selon les caractéristiques recherchées.
Des aliments moins chers et plus nutritifs
« L’édition génique permet de cibler les gènes d’une plante qui influencent sa teneur en protéines, en vitamines ou en micronutriments », explique Stuart J. Smyth, senior fellow à l’IEDM et professeur au Collège d’agriculture et de ressources biologiques de l’Université de la Saskatchewan. « Cela rend possible la culture d’aliments plus nutritifs, avec les bienfaits que cela pourrait avoir sur le développement des enfants et la santé des gens en général. »
À titre d’exemple, la teneur en lycopène des tomates, un antioxydant reconnu pour réduire les risques de cancer et de maladies cardiaques, pourrait être augmentée considérablement.
En prolongeant la durée de conservation des aliments, l’édition génique permettrait également de réduire les pertes alimentaires des ménages canadiens, évaluées à 1300 dollars par année en moyenne.
Moins de gaspillage alimentaire et de pertes pour les agriculteurs
L’édition génique permet également aux agriculteurs de réduire considérablement leurs pertes. Les facteurs qui affectent les récoltes sont nombreux et peuvent entraîner la perte complète d’une récolte lorsque les conditions sont défavorables, provoquant des pénuries et de fortes variations de prix.
L’achat de matériel agricole, comme les engrais, les herbicides et les pesticides, coûtera autour de 22,5 milliards de dollars aux agriculteurs canadiens cette année. L’édition génique contribuerait à réduire le recours à de tels produits en renforçant la résilience des cultures face aux mauvaises herbes, aux insectes et aux maladies.
« En améliorant les rendements, en réduisant les pertes et en augmentant la valeur nutritive des aliments, l’édition génique contribue à prévenir l’insécurité alimentaire et à réduire les risques financiers de nos agriculteurs », souligne M. Smyth.
La réglementation ne doit pas freiner l’innovation
Pour que ces innovations bénéficient aux agriculteurs et aux consommateurs, les organismes réglementaires canadiens doivent résister à la tentation de réglementer trop tôt et de façon excessive.
« Si le gouvernement fédéral réglemente trop, et trop vite, cela risque de nous faire passer à côté des plus récentes innovations », explique le chercheur. « Nous espérons qu’il résistera à cette tentation et laissera le secteur agroalimentaire innover pour mieux répondre aux besoins des Canadiens et améliorer l’abordabilité des aliments. »
Vous pouvez consulter le Point de l’IEDM en cliquant ici.
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L’IEDM est un think tank indépendant sur les politiques publiques dont les bureaux sont situés à Montréal, à Ottawa et à Calgary. Par ses publications, ses interventions dans les médias et ses services consultatifs aux décideurs politiques, l’IEDM stimule les débats et les réformes en matière de politiques publiques en se basant sur les principes établis de l’économie de marché et de l’entrepreneuriat.
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