Observations spontanées

De quoi aura l’air le monde après la pandémie?

Plus tôt cette semaine, l’Institut d’études libérales (IÉL) proposait une conférence du Dr Stephen Davies, chef du département d’éducation de l’Institute for Economic Affairs. Cette présentation portait sur l’allure du monde après la pandémie. Le Dr Davies soulignait que plusieurs pandémies virales impliquent une deuxième, voire une troisième puis une quatrième vague, qui peuvent être plus meurtrières encore que la première. Cela soulève des questions quant à la sagesse du confinement strict en vigueur au Canada, qui pourrait simplement avoir retardé l’immunité de masse, nous rendant ainsi plus vulnérables à long terme.

Il s’est aussi inquiété des conséquences économiques d’une trop longue pause de l’économie. À l’heure actuelle, une très grande partie de l’économie canadienne a été mis en veilleuse, avec des liens d’emplois et des baux commerciaux maintenus. Mais si cette pause devait durer trop longtemps, ces liens s’effaceraient. L’emploi et les petites entreprises pourraient mettre beaucoup de temps à s’en remettre. Le Dr Davies aborde le tout comme étant un « coma artificiel » qui relève d’un choix de politiques publiques plutôt qu’une contrainte absolue posée par le virus.

Les effets du virus sur l’emploi sont presque tous reliés à la pause économique plutôt qu’au virus en tant que tel. Les pays qui n’ont pas mis en place de telles mesures, comme la Suède ou la Corée du Sud, connaissent des pertes d’emplois relativement minimes comparativement au cataclysme en Amérique du Nord.

Finalement, le Dr Davies soulève certaines craintes quant à l’échiquier politique d’après-crise. Il s’attend à un ralentissement du commerce international et à ce que la droite populiste surfe sur une vague populiste et identitaire au sein de la population. Il s’attend également à des défis sur le flanc gauche puisque plusieurs se réjouiront de la désindustrialisation ou de la fin du tourisme de loisirs, d’une baisse de l’empreinte carbone, etc. Dans un dernier temps, il a des préoccupations particulières en ce qui a trait à l’Union européenne, en proie aux différends régionaux concernant le sauvetage des économies nationales, ainsi qu’envers la Chine puisque celle-ci porte flanc à la critique depuis le début de la crise.

Afin d’assister aux prochaines conférences de l’Institut d’études libérales, contactez Matt Bufton: matt@liberalstudies.ca.

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