Communiqués de presse

Cinq choses que la nouvelle première ministre Christine Fréchette peut faire rapidement pour redynamiser l’économie

Montréal, le 15 avril 2026 – Bientôt assermentée, la nouvelle première ministre du Québec, Christine Fréchette, aura l’occasion d’aider à faire croître l’économie de la province et à ce que les Québécois surmontent le coût de la vie élevé. L’IEDM a identifié cinq orientations clés que Mme Fréchette pourrait adopter rapidement.

  1. Mettre fin à l’interventionnisme de l’État

Le geste le plus facile et le plus rapide à poser est de cesser de dilapider des milliards de dollars en subventions aux entreprises. « Je suis pour un État moins interventionniste. Laissons les forces du marché faire leur œuvre », disait Mme Fréchette en entrevue en mars dernier. C’est pourquoi l’IEDM s’attend à voir rapidement des changements en ce sens.

En juin dernier, l’IEDM estimait qu’en abolissant les subventions et en les remplaçant par une baisse d’impôt généralisée pour les entreprises, le Québec pourrait baisser le taux d’imposition des sociétés de 6,75 points de pourcentage.

Cela donnerait à la province le taux d’impôt des entreprises le plus attractif du continent nord-américain.

« Il est nécessaire que Mme Fréchette envoie un signal clair en ce sens et pose un geste de rupture avec elle-même et ses prédécesseurs », affirme Renaud Brossard, vice-président aux communications à l’IEDM. « Les Québécois sont tannés de voir leur argent s’évaporer dans les Northvolt, Ciment McInnis, Nemaska Lithium et autres échecs subventionnés. »

  1. Réduire les taxes sur l’essence

Hier, Mme Fréchette indiquait avoir demandé au ministre des Finances « de proposer un plan pour retourner les revenus supplémentaires de l’État liés à la hausse du coût de l’essence due à la guerre au Moyen-Orient. »

Depuis le début de la guerre, l’IEDM estime que les revenus de la TVQ sur les ventes d’essence ont augmenté d’environ 35,5 millions de dollars en raison de la hausse du prix du litre à la pompe.

Au-delà du contexte géopolitique, la pression fiscale sur l’essence pèse lourdement sur les Québécois, qui paient jusqu’à six taxes différentes sur leur plein d’essence.

« Les Québécois peinent encore à se remettre des augmentations rapides du coût de la vie au cours des dernières années. En puisant un peu moins creux dans les poches des citoyens lorsqu’ils font un plein d’essence, Mme Fréchette pourrait donner un bon coup de main aux familles », affirme M. Brossard.

  1. Permettre la mise en valeur du gaz naturel québécois

Le 16 mars dernier, la nouvelle première ministre ouvrait la porte à la possibilité de rouvrir la question de l’exploration et l’exploitation de gaz naturel. « Je pense que c’est quelque chose qu’il faut considérer, qu’il faut analyser », a-t-elle affirmé.

L’IEDM salue cette ouverture, estimant qu’il est primordial d’abroger la loi qui a interdit la mise en valeur de nos ressources pétrolières et gazières, et recommandant plutôt la mise en place d’un cadre réglementaire approprié pour tirer profit de ces ressources et rendre le Québec plus prospère.

  1. Abolir les quotas de vente de véhicules électriques

« Si je deviens votre première ministre, notre gouvernement suspendra temporairement l’application du règlement VZE », a souligné la première ministre en février.

Encore une fois, il faut cesser de créer des mesures temporaires en s’appuyant simplement sur le contexte, pour ensuite se rendre à l’évidence que cette mesure devrait être permanente et que la cible devrait être abandonnée.

Les données parlent d’elles-mêmes : en 2025, les immatriculations de véhicules électriques et hybrides rechargeables ont chuté de 49,1 pour cent au Québec par rapport à 2024, selon les chiffres de Statistique Canada.

« L’appétit des consommateurs est loin de correspondre aux cibles imposées par l’État. Mme Fréchette affirme vouloir laisser les forces du marché faire leur œuvre; cela s’applique aussi aux véhicules électriques. Abolir les quotas de vente de véhicules électriques serait une occasion concrète de voir les gestes suivre les paroles », conclut M. Brossard.

  1. Autoriser le projet de terminal gazier de Marinvest

Le projet Marinvest à Baie-Comeau représente une occasion stratégique que le Québec ne peut pas se permettre de manquer. Alors que l’Europe cherche activement à diversifier ses approvisionnements en gaz naturel et que la demande mondiale demeure élevée, le Québec bénéficie d’un avantage géographique réel pour approvisionner ce marché.

Le gouvernement ne doit pas répéter les erreurs du passé en laissant un processus d’évaluation long et imprévisible décourager les investisseurs. Mme Fréchette doit s’assurer que Marinvest soit traité comme un projet prioritaire.

***

L’IEDM est un think tank indépendant sur les politiques publiques dont les bureaux sont situés à Montréal, à Ottawa et à Calgary. Par ses publications, ses interventions dans les médias et ses services consultatifs aux décideurs politiques, l’IEDM stimule les débats et les réformes en matière de politiques publiques en se basant sur les principes établis de l’économie de marché et de l’entrepreneuriat.

– 30 –

Demandes d’entrevue
Florence Plourde
Gestionnaire des communications
Cell. : 418-670-5939

Back to top