Services sociaux

La pauvreté n’est pas une condition permanente

Dans les médias, certaines interventions publiques sur la pauvreté contiennent des exagérations, parfois même des faussetés. On a souvent l'impression que les gens à faible revenu sont très nombreux et que pour la majorité d'entre eux, c'est une condition de vie permanente. Cette perception est, en fait, contraire à la réalité. La permanence de la pauvreté est une des questions auxquelles les recherches sur la mobilité sociale permettent de répondre. Une grande mobilité sociale rend possible une meilleure adaptation aux changements constants de la vie économique.

La croissance profite aux pauvres

« Les riches s’enrichissent et les pauvres s’appauvrissent. » Voilà une affirmation que l’on entend régulièrement et qui sert de conclusion toute faite à plusieurs débats, qu’il s’agisse de libre-échange ou de réduction d’impôts. Une opinion courante veut en effet que la croissance économique ne profite pas aux pauvres. Le revenu des pauvres n’augmenterait pas ou augmenterait moins vite que celui de la population en général, de sorte que la croissance économique creuserait l’inégalité des revenus. Qu’en est-il véritablement?

L’État-providence et les pauvres

Une opinion généralement admise veut que la principale fonction de l'État soit d'aider les pauvres. Les données dont nous disposons pour le Canada justifient-elles cette opinion? Un peu moins du tiers des dépenses de tous les paliers d'administration publique au Canada est consacré aux services sociaux, c'est-à-dire aux divers paiements de transferts pour soutenir les revenus individuels ainsi qu'à certains frais administratifs connexes. On a donc, au Canada, environ 60% des dépenses publiques qui financent les programmes sociaux au sens large.

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