Fiscalité

La taxe sur les gains de capital: un énorme fardeau social

Pour aspirer à la prospérité, il nous faut changer nos vieilles méthodes, abandonner nos industries désuètes et miser sur de nouvelles façons de faire et sur les entreprises novatrices. Pour réaliser cette transition, les capitaux doivent suivre. Ils doivent passer des industries d’hier à celles de demain. Ce changement est un pari. Les gens expérimentent sans cesse et ces expérimentations doivent être financées. Ce financement à son tour impose la mobilité du capital et repose donc sur les incitations qu’auront les agents économiques à faire passer les capitaux d’une entreprise à l’autre. Si ce genre de déplacement est taxé – et c’est ce que fait l’impôt sur les gains en capital –, l’incitation à transférer des ressources de l’ancienne à la nouvelle idée en est affaiblie.

Fiscalité des Québécois et croissance

Les gouvernements canadiens exercent sur l’économie canadienne une ponction supérieure à celle de toute autre période antérieure, à l’exception de la deuxième guerre mondiale. La famille canadienne moyenne verse plus de 46% de son revenu en taxes, contre 33% en 1961. Le compte de taxe de la famille canadienne s’est alourdi de 1 286% depuis 1961, pour absorber à lui seul plus de ressources que les trois composantes des dépenses essentielles combinées que sont le logement, l’alimentation et le vêtement. Des quatre pays avec lesquels on commerce le plus, c’est au Canada que l’ensemble du fardeau fiscal s’est le plus appesanti au cours des trois dernières décennies. Le seul impôt sur le revenu a augmenté deux fois plus qu’aux États-Unis.

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