Fiscalité

Une évaluation de la proposition de taxation à deux taux de l’Alliance canadienne

Les récentes hausses importantes des rentrées fiscales du gouvernement canadien sont une surprise agréable pour les électeurs car elles font suite à une période extrêmement longue et exceptionnelle de déficits budgétaires. Dans la mesure où ces hausses ne sont pas temporaires mais résultent d’une croissance économique qui restera en permanence plus forte que par le passé, se pose la question de l’utilisation des «surplus» budgétaires. Cette note fait le point sur ces questions en présentant d’abord l’impact potentiel de l’introduction d’un système fiscal à deux taux, tel que proposé par le parti de l’Alliance canadienne. Ensuite les éléments d’une fiscalité qui soutiennent la croissance de la productivité, de l’emploi et du niveau de vie sont identifiés.

Irish Economics

La réduction du fardeau fiscal des particuliers et des entreprises et ses effets sur la croissance économique.

La taxe sur les gains de capital: un énorme fardeau social

Pour aspirer à la prospérité, il nous faut changer nos vieilles méthodes, abandonner nos industries désuètes et miser sur de nouvelles façons de faire et sur les entreprises novatrices. Pour réaliser cette transition, les capitaux doivent suivre. Ils doivent passer des industries d’hier à celles de demain. Ce changement est un pari. Les gens expérimentent sans cesse et ces expérimentations doivent être financées. Ce financement à son tour impose la mobilité du capital et repose donc sur les incitations qu’auront les agents économiques à faire passer les capitaux d’une entreprise à l’autre. Si ce genre de déplacement est taxé – et c’est ce que fait l’impôt sur les gains en capital –, l’incitation à transférer des ressources de l’ancienne à la nouvelle idée en est affaiblie.

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