Communiqués de presse

Diminuons les dépenses publiques pour hausser le niveau de vie des Québécois

Montréal, le 13 février 2019 – Alors que le premier ministre du Québec François Legault cherche à attirer les investissements privés dans la province, une publication lancée aujourd’hui par l’IEDM montre qu’une condition essentielle pour y arriver et augmenter le niveau de vie des Québécois est de hausser la productivité de la province, ce qui passe par la réduction des dépenses publiques.

« Le Québec a enregistré l’un des plus faibles taux de croissance du niveau de vie parmi les pays développés depuis les années 1980 et se classe en queue de peloton quand on compare son niveau de vie avec celui d’autres pays et provinces. Nous pouvons sortir de ce marasme, notamment en haussant notre productivité », explique Germain Belzile, chercheur associé senior à l’IEDM et coauteur de la publication.

Comment? En réduisant les dépenses de l’État, ce qui permettra à terme de diminuer les impôts et d’augmenter les investissements, étrangers et locaux.

Par exemple, le gouvernement du Québec dépense beaucoup plus que celui de l’Ontario, et plus que la moyenne des provinces canadiennes. « Les études, notamment celles de l’OCDE, montrent que les économies où les gouvernements interviennent et dépensent le plus sont également les moins dynamiques, c’est-à-dire ceux qui enregistrent les taux de croissance les plus faibles », souligne Maher Gordah, économiste à l’IEDM et coauteur de la publication.

Dans l’ensemble du Canada, le poids de l’État représente environ 41 % du PIB. Au Québec, ce ratio est de 52 %. Le gouvernement prend donc 27 % plus de place dans l’économie de la province en comparaison avec la moyenne canadienne. Un tel niveau de dépenses et d’interventions dans l’économie porte atteinte aux potentiels gains de productivité, une condition nécessaire à une hausse du niveau de vie.

« Cela nous rappelle une fois de plus que faire le choix d’un État dépensier revient à diminuer le niveau de vie des Québécois. Réduire la dépense publique pourrait freiner cette tendance et enrichir les Québécois », dit Germain Belzile. « La tendance des trente-cinq dernières années et la comparaison avec des économies semblables sont sans appel : si le gouvernement veut vraiment encourager l’investissement privé – et il n’y a aucune raison d’en douter –, il doit prioriser une réduction de ses dépenses et, plus généralement, intervenir moins dans l’économie. C’est de cette seule façon que le potentiel de prospérité des Québécois sera pleinement réalisé. »

Le Point intitulé « Un État plus petit pour plus de richesse » est signé par Maher Gordah, économiste à l’IEDM, et Germain Belzile, chercheur associé senior à l’IEDM. Cette publication est disponible sur notre site.

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L’IEDM est un think tank indépendant sur les politiques publiques. Par ses publications et ses interventions, l’IEDM alimente le débat sur les politiques publiques au Québec et à travers le Canada en proposant des réformes fondées sur les principes de l’économie de marché et de l’entrepreneuriat.

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Demandes d’entrevues : Pascale Déry, Vice-présidente, Communications et développement, IEDM. Tél. : 514-273-0969 p. 2233 / Cell. 514-502-6757 / courriel : pdery@iedm.org

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