Communiqués de presse

Énergie : les nouvelles règles d’Ottawa créent davantage d’incertitude

Montréal, le 9 février 2018 – Le nouveau processus d’évaluation des projets industriels dévoilé par Ottawa risque de nuire davantage à la compétitivité de l’économie canadienne en créant encore plus d’incertitude chez les investisseurs, souligne l’IEDM, qui rappelle que le secteur de l’énergie vit déjà une période difficile.

L’abandon du projet Énergie Est et les complications récentes entourant le projet Trans Mountain, dans l’Ouest du pays, envoyaient déjà un mauvais signal aux investisseurs. « Nous sommes de moins en moins concurrentiels. Les investisseurs commencent déjà à délaisser le Canada pour les États-Unis. Maintenant, ce changement de structure vient ajouter une couche additionnelle d’incertitude qui les refroidira encore plus », explique Michel Kelly-Gagnon, président et directeur général de l’IEDM.

Rappelons que la ministre de l’Environnement et du Changement climatique a annoncé cette semaine une série de nouvelles règles auxquelles devront se soumettre les entreprises qui veulent investir au pays pour développer de grands projets.
Même si un nouvel organisme sera chargé d’en évaluer tous les impacts, la ministre conservera le droit de donner ou non le feu vert à certains projets. Ce pouvoir discrétionnaire du politique de refuser un projet sur une base purement arbitraire crée de l’incertitude pour les investisseurs potentiels.

L’IEDM a d’ailleurs montré en octobre dernier dans un Cahier de recherche que la chute des investissements pétroliers et gaziers et l’abandon de projets, comme celui d’Énergie Est, risquaient déjà de s’accentuer au Canada en raison de l’érosion de notre compétitivité avec les États-Unis sur les plans réglementaire et fiscal.

« Ces nouvelles règles ne sont qu’un ramassis de vœux pieux et d’objectifs contradictoires qui ne rassurent aucunement ceux qui souhaitent investir au pays. Le gouvernement doit absolument corriger le tir, et ce très rapidement. Parce que pour le moment, le message ne peut être plus clair : ne venez pas faire des affaires chez nous », conclut M. Kelly-Gagnon.

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L’IEDM est un organisme de recherche et d’éducation indépendant, non partisan et sans but lucratif. Par ses études et ses conférences, l’IEDM alimente les débats sur les politiques publiques au Québec et partout au Canada en proposant des réformes créatrices de richesse et fondées sur des mécanismes de marché.

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Demandes d’entrevues : Pascale Déry, Vice-présidente, Communications et développement, IEDM. Tél. : 514-273-0969 p. 2233 / Cell. : 514-502-6757 / courriel : pdery@iedm.org

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