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La gestion de l’offre pousse jusqu’à 190 000 Canadiens dans la pauvreté

Montréal, le 31 août 2016 – Alors que le prix du lait de transformation doit augmenter pour une seconde fois cette année le 1er septembre en raison d’une récente décision de la Commission canadienne du lait, ce sont encore une fois les familles les plus pauvres qui écoperont d’une telle politique, comme le montre un Point publié aujourd’hui par l’IEDM.

Selon de nombreuses études, le système de gestion de l’offre, qui régit les secteurs du lait, des œufs et de la volaille au Canada, fait supporter un fort coût aux familles en imposant des prix plus élevés que ceux qu’on pourrait obtenir sur des marchés libres.

« La gestion de l’offre touche de manière disproportionnée les familles canadiennes les plus pauvres en les forçant à payer 339$ de plus par année pour se nourrir », explique Vincent Geloso, économiste et coauteur de la publication. « Ces mesures sont fortement régressives puisqu’elles touchent cinq fois plus les familles pauvres que les familles riches proportionnellement à leurs revenus. »

Les calculs des auteurs permettent de conclure qu’un nombre considérable de Canadiens sont désavantagés par le système de la gestion de l’offre. Selon différents seuils mesurant la vulnérabilité économique, on estime qu’entre 133 032 et 189 278 Canadiens sont ainsi réduits à la pauvreté.

« La gestion de l’offre protège 13 500 producteurs canadiens de lait, de volaille et d’œufs, mais cela ne représente que le huitième de toutes les fermes au pays », soutient Alexandre Moreau, analyste en politiques publiques à l’IEDM et coauteur du Point. « Si cela profite à certaines fermes, la gestion de l’offre nuit aux 35 millions de consommateurs canadiens qui sont forcés de payer plus cher. »

« Le gouvernement devrait une fois pour toute abolir graduellement le système de la gestion de l’offre qui est ni plus ni moins qu’une politique injuste et inefficace qui appauvrit les familles canadiennes les plus vulnérables », conclut Vincent Geloso.

Le Point intitulé « La gestion de l’offre appauvrit les plus pauvres » a été rédigé par Vincent Geloso, économiste et Alexandre Moreau, analyste en politiques publiques à l’IEDM. Cette publication est disponible sur notre site.

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L’IEDM est un organisme de recherche et d’éducation indépendant, non partisan et sans but lucratif. Par ses études et ses conférences, l’IEDM alimente les débats sur les politiques publiques au Québec et partout au Canada en proposant des réformes créatrices de richesse et fondées sur des mécanismes de marché.

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Demandes d’entrevues : Pascale Déry, conseillère principale, communications et développement, IEDM / Tél. : 514-273-0969 p. 2233 / Cell. : 514-502-6757 / Courriel : pdery@iedm.org


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