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Communiqués de presse

Avec un endettement par habitant qui a doublé, l’Ontario suit-elle les traces du Québec?

Montréal, le jeudi 11 août 2016 – Alors que le gouvernement du Québec a finalement commencé à mettre un semblant d’ordre dans ses finances publiques, l’Ontario suit, depuis plus de 10 ans, l’ancien modèle québécois, en appauvrissant davantage sa population. C’est ce que montrent des statistiques officielles dévoilées aujourd’hui dans une publication de l’IEDM.

Depuis un certain temps déjà, l’Ontario performe moins bien que le reste du Canada. Et à bien des égards, cette province emprunte le même chemin qui a fini par handicaper le Québec durant des décennies :

  • L’Ontario a commencé à ressembler au Québec en 2009, au moment où la province s’est mise à recevoir les paiements de péréquation.
  • Alors que les dépenses de programmes par habitant étaient plus élevées au Québec en 2002-2003, voilà qu’aujourd’hui le gouvernement ontarien dépense plus (8765 $ vs 8042 $).
  • La dette publique nette de l’Ontario par habitant a presque doublé depuis 2002-2003. La dette totale ontarienne a augmenté de 163,5 milliards de dollars comparativement à celle du Québec qui a grimpé de 91,5 milliards de dollars.
  • Afin de faire face à la hausse des dépenses publiques et la hausse des frais d’intérêts sur la dette, le gouvernement ontarien a également alourdi les impôts, avec une augmentation des recettes fiscales légèrement plus rapide qu’au Québec.

« Certains pourraient prétendre que ces dépenses élevées ont encouragé la croissance économique ou encore la création d’emplois. Toutefois, ce n’est pas si évident que ça, lorsqu’on compare l’Ontario à la moyenne nationale ou à la Colombie-Britannique, la troisième province la plus peuplée du pays », souligne Mark Milke, analyste de politiques indépendant et coauteur de l’étude. « Au contraire, l’Ontario accuse un retard par rapport à la moyenne nationale en ce qui a trait à la croissance économique et la création d’emplois. »

« Les politiques économiques et fiscales de leur gouvernement ont déjà fait mal aux Ontariens, avec des conséquences réelles sur leurs revenus et niveaux de vie », note Youri Chassin, économiste et directeur de la recherche à l’IEDM et coauteur de l’étude.

« Le gouvernement de l’Ontario est maintenant bénéficiaire de la péréquation, accuse d’importants déficits et a été décoté par les agences de notation de crédit en raison de son niveau d’endettement », renchérit M. Chassin. « Longtemps le moteur économique du Canada, aujourd’hui l’Ontario est à la traîne. »

Le Point intitulé « L’Ontario est-il devenu le nouveau Québec? » a été rédigé par Mark Milke, analyste de politiques indépendant, et Youri Chassin, économiste et directeur de la recherche à l’IEDM. Cette publication est disponible sur notre site.

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L’IEDM est un organisme de recherche et d’éducation indépendant, non partisan et sans but lucratif. Par ses études et ses conférences, l’IEDM alimente les débats sur les politiques publiques au Québec et partout au Canada en proposant des réformes créatrices de richesse et fondées sur des mécanismes de marché.

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Demandes d’entrevues : Pascale Déry, conseillère principale, communications et développement, IEDM / Tél. : 514-273-0969, p. 2233 / Cell. : 514-502-6757 / Courriel : pdery@iedm.org

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