Communiqués de presse

L’Institut économique de Montréal lance le débat sur le dégel des droits de scolarité universitaires

Montréal, 20 janvier 2004 – L’Institut économique de Montréal (IEDM), avant même que ne débutent les consultations publiques sur le financement des universités prévues pour le mois prochain, publie aujourd’hui une Note économique qui conclut que l’actuel gel des droits de scolarité risque de compromettre la qualité de l’éducation supérieure au Québec sans pour autant profiter aux étudiants moins bien nantis.

Rédigé par l’économiste Norma Kozhaya et envoyé à tous les membres de la Commission de l’Éducation de l’Assemblée nationale ainsi qu’à tous les recteurs et associations étudiantes des universités du Québec, le document suggère qu’il serait préférable que chaque université ait la liberté d’adapter ses droits de scolarité en fonction de la mission qu’elle se fixe, de ses besoins financiers et de l’environnement compétitif qui lui est propre.

Une question d’équité

La Note économique souligne que l’éducation est un investissement en capital humain qui s’avère très rentable. Les diplômés universitaires ont non seulement des revenus beaucoup plus élevés que la moyenne des travailleurs, le taux de chômage est également nettement plus faible chez les universitaires que dans la population active en général.

«En subventionnant davantage l’éducation supérieure de façon généralisée, écrit Norma Kozhaya, les contribuables moyens se trouvent en pratique à financer les hauts salariés de demain. On peut donc se demander s’il est équitable que les gens qui ne profitent pas de l’université contribuent à ce point à son financement.»

Effet sur l’accessibilité?

Les données examinées par l’auteure de la Note économique montrent qu’il n’y a pas de relation directe entre le niveau des droits de scolarité et l’accessibilité. En effet, malgré de faibles droits de scolarité au Québec, la fréquentation des universités y est parmi les plus faibles au Canada. De plus, certaines provinces canadiennes qui ont des droits de scolarité beaucoup plus élevés ont néanmoins un taux de participation supérieur à celui du Québec.

Selon Norma Kozhaya ces chiffres signifient qu’une augmentation des droits au Québec ne réduirait pas nécessairement l’accessibilité aux études universitaires, contrairement à l’idée souvent véhiculée par les associations étudiantes. D’autres causes ont en effet un poids plus important dans la décision d’un jeune de poursuivre ou non des études supérieures.

Attention aux moins nantis

L’économiste de l’IEDM estime par ailleurs qu’une éventuelle hausse des droits de scolarité pourrait être assortie d’une aide adéquate qui ciblerait directement les étudiants à faible revenu. Une telle mesure permettrait de maintenir l’accessibilité pour ceux qui en ont réellement besoin tout en fournissant aux universités le financement nécessaire pour assurer un enseignement et de la recherche de qualité.

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Le texte complet de cette Note économique ainsi que son annexe sont disponibles sur le site Web de l’IEDM.

Pour renseignements et entrevues avec l’auteure : Patrick Leblanc, Directeur, événements et communications, IEDM, Tél.: (514) 273-0969 / Cell.: (514) 347-4006 / Courriel: pleblanc@iedm.org

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