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Taxe sur le carbone : l’Alberta ne devrait pas payer plus cher que le Québec

Montréal, le 9 mai 2019 – La taxe sur le carbone de 30 $ en Alberta est d’environ 50 % plus élevée que le taux présentement en vigueur au Québec avec la bourse du carbone, comme le montre un Cahier de recherche lancé aujourd’hui par l’IEDM.

« Aucune raison ne justifie un tel écart », soutient Jean Michaud, chercheur associé à l’IEDM et coauteur de la publication. « Une province ne devrait pas payer un taux effectif plus élevé qu’une autre, encore moins le double, comme ce sera le cas dans les provinces où la taxe carbone du fédéral s’applique lorsqu’elle atteindra le montant de 50 $ la tonne de CO2. On se trouve ainsi à punir certains producteurs plus que d’autres, ce qui va certainement nuire à une industrie déjà confrontée à plusieurs problèmes. »

En effet, le secteur gazier et pétrolier canadien fait face à plusieurs défis, en premier lieu la pénurie de pipelines qui empêche nos ressources d’atteindre les marchés extérieurs.

« Le manque d’accès aux marchés, en raison de la difficulté de construire des pipelines, de même que les nombreux délais entourant les projets énergétiques sont les enjeux qui ont en ce moment le plus gros impact financier sur ce secteur », explique Germain Belzile, chercheur associé senior à l’IEDM et coauteur de la publication. « La pénurie de pipelines nuit non seulement aux finances publiques des provinces, mais aussi à l’ensemble de l’économie canadienne. On parle d’un manque à gagner d’environ quatre milliards de dollars par an ces dernières années, mais ce coût est sans aucun doute beaucoup plus élevé maintenant puisque la production pétrolière dépasse la capacité des pipelines. »

À cela s’ajoutent de nouvelles règles qui alourdissent le processus de développement de projets dans une industrie où les investissements ont chuté ces dernières années. En Alberta, par exemple, les délais d’obtention des permis sont beaucoup plus longs qu’aux États-Unis – notre principal concurrent –, ce qui nuit à la compétitivité des entreprises canadiennes.

Ottawa songe également à imposer une autre politique, le projet de Norme sur les combustibles propres, ce qui ajoutera encore une couche de réglementation. Celle-ci est en fait ni plus ni moins qu’une autre taxe sur le carbone, sous un nom différent.

« L’effet cumulatif de toutes ces mesures, souvent adoptées à la pièce, va finir par étouffer l’industrie pétrolière canadienne, laquelle est déjà passablement malmenée. De plus, les experts prévoient que la demande mondiale de pétrole va continuer à croître au moins jusqu’en 2040. C’est pourquoi le Canada doit continuer à satisfaire une partie de cette demande de façon responsable, comme il le fait déjà, plutôt que laisser dormir nos ressources dans le sol et favoriser ainsi d’autres pays producteurs, dont certains ont d’ailleurs un bilan en matière d’environnement et de droits humains infiniment moins reluisant que celui du Canada », conclut Michel Kelly-Gagnon, président et directeur général de l’IEDM.

Le Cahier de recherche intitulé The Cumulative Impact of Harmful Policies – The Case of Oil and Gas in Alberta est signé par Germain Belzile, chercheur associé senior à l’IEDM et Jean Michaud, chercheur associé à l’IEDM. Cette publication est disponible (en anglais, avec points saillants en français) sur notre site.

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L’IEDM est un think tank indépendant sur les politiques publiques. Par ses publications et ses interventions, l’IEDM alimente le débat sur les politiques publiques au Québec et à travers le Canada en proposant des réformes fondées sur les principes de l’économie de marché et de l’entrepreneuriat.

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Demandes d’entrevues : Pascale Déry, Vice-présidente, Communications et développement, IEDM. Tél. : 514-273-0969 p. 2233 / Cell. 514-502-6757 / courriel : pdery@iedm.org


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