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Pénurie de main-d’œuvre : des obstacles freinent l’augmentation des salaires

Montréal, le 4 avril 2019 – Alors que le taux de chômage est à son plus bas et que le manque de main-d’œuvre au pays fait régulièrement les manchettes, les salariés devraient avoir le gros bout du bâton et profiter de hausses de salaire notables. Mais les barrières au commerce et le fardeau fiscal les empêchent de profiter pleinement de ce contexte favorable. C’est que montre une étude de l’IEDM publiée aujourd’hui.

« Une pénurie de travailleurs devrait mener à de meilleurs salaires par la simple application de la loi de l’offre et de la demande », souligne Mathieu Bédard, économiste à l’IEDM et auteur de la publication. « Lorsqu’on manque de patates, leur prix augmente. Mais ce n’est pas ce qu’on observe actuellement au Canada. Les salaires tardent à suivre le rythme et leur augmentation est à peine supérieure à l’inflation. »

Bien que les salaires aient augmenté au pays en 2018, la hausse peut décevoir : les taux horaires ont crû de 2,9 % alors que l’inflation a été de 2,3 %.

Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette situation, mais les barrières au commerce interprovincial et le fardeau fiscal minent tous deux la productivité des travailleurs, ce qui a pour effet de limiter les hausses de salaire.

« Les échanges commerciaux plus difficiles nuisent à la division du travail et rendent notre économie moins performante », explique M. Bédard. « De plus, le fardeau fiscal pèse quant à lui sur les investissements en freinant l’accumulation de richesse et le capital à investir, autant par les particuliers que par les entreprises. »

Les provinces où la pénurie de main-d’œuvre est la pire et où les salaires tardent le plus à réagir sont aussi des provinces où ce fardeau est important. « Ce n’est pas surprenant. Les investissements permettent aux travailleurs d’être plus productifs en produisant plus de biens et de services plus rapidement, ce qui permet aux entreprises de payer des salaires plus élevés », ajoute Mathieu Bédard.

Les barrières réglementaires et des taxes et impôts trop élevés empêchent les travailleurs canadiens de gagner autant qu’ils le devraient. Une économie moins réglementée et moins taxée, où les échanges sont plus libres, profiterait aux travailleurs et ferait en sorte qu’ils soient mieux rémunérés.

Le Point intitulé « Pénurie de main-d’œuvre : quel est l’effet de la réglementation? » est signé par Mathieu Bédard, économiste à l’IEDM. Cette publication est disponible sur notre site.

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L'IEDM est un think tank indépendant sur les politiques publiques. Par ses publications et ses interventions, l'IEDM alimente le débat sur les politiques publiques au Québec et à travers le Canada en proposant des réformes fondées sur les principes de l’économie de marché et de l'entrepreneuriat.

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Demandes d’entrevues : Pascale Déry, Vice-présidente, Communications et développement, IEDM. Tél. : 514-273-0969 p. 2233 / Cell. 514-502-6757 / courriel : pdery@iedm.org


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