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Communiqués de presse

Industrie du taxi : prendre la voie de la concurrence et de l’innovation

Montréal, le 14 mars 2019 – Alors que Québec s’apprête à déposer un projet de loi pour moderniser l’industrie du taxi, une publication lancée aujourd’hui par l’IEDM montre que le gouvernement doit profiter de cette occasion pour assouplir la réglementation et encourager l’innovation.

Deux grands principes devraient guider la réforme annoncée. Le premier est l’abolition de toute forme de permis liés à des quotas, dont l’effet principal a été de créer des distorsions coûteuses pour le consommateur, tout en empêchant l’industrie d’évoluer.

« La valeur des permis représente une barrière à l’entrée et affecte les revenus des chauffeurs. Or, il ne fait aucun sens d’un point de vue économique d’avoir à acheter le droit de produire ou de travailler dans un domaine, pas plus qu’il y en a à limiter le nombre de personnes qui ont ce droit. Ce qui ne serait pas acceptable pour les comptables ou les mécaniciens ne devrait pas l’être davantage pour les personnes qui désirent en transporter d’autres », explique Germain Belzile, chercheur associé senior à l’IEDM et auteur de la publication.

Le second principe est celui de la simplicité et de la souplesse, afin d’accommoder toutes les innovations récentes, mais aussi celles à venir. On peut penser à la voiture autonome, par exemple, qui fera tôt ou tard partie de l’équation ou encore au partage de courses. « Les technologies qui ont permis la création d’Uber ou de Lyft sont là pour rester, et les innovations vont continuer à arriver sur le marché. Elles permettent une réduction importante des coûts pour les consommateurs et devraient être encouragées, de même que la concurrence accrue », souligne Germain Belzile.

La mise en application d’un nouvel environnement pour l’industrie du taxi devra aussi tenir compte du fait que bien des chauffeurs ont acheté ces permis en toute bonne foi, avec l’assurance de pouvoir les revendre, par exemple à leur retraite. Les permis ont déjà été abolis ailleurs et des mécanismes intelligents de compensation ont été mis sur pied.

« Alors que la réglementation actuelle, moribonde, vise avant tout à favoriser les propriétaires de permis de taxis, le nouveau cadre de l’industrie devrait encourager l’innovation et avoir comme objectif de maximiser le bien-être de ceux qui sont souvent laissés pour compte, soit ceux pour qui ce service existe : les consommateurs », conclut M. Belzile.

Le Point intitulé « Comment moderniser l’industrie du taxi » est signé par Germain Belzile, chercheur associé senior à l’IEDM. Cette publication est disponible sur notre site.

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L’IEDM est un think tank indépendant sur les politiques publiques. Par ses publications et ses interventions, l’IEDM alimente le débat sur les politiques publiques au Québec et à travers le Canada en proposant des réformes fondées sur les principes de l’économie de marché et de l’entrepreneuriat.

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Demandes d’entrevues : Daniel Dufort, Directeur des relations externes, IEDM. Tél. : 514-273-0969 p. 2224 / Cell. 438-886-9919 / courriel : ddufort@iedm.org


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