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Trans Mountain : une bonne nouvelle, mais la saga est loin d’être terminée

Montréal, le 22 février 2019 – L’IEDM salue la décision de l’Office national de l’énergie de recommander au gouvernement fédéral d’aller de l’avant avec le projet d’expansion du pipeline Trans Mountain. Toutefois, cette saga est loin d’être terminée et montre encore une fois que le processus d’approbation de projets énergétiques au Canada demeure lourd et inefficace.

« Les délais sont interminables pour faire approuver un projet d’infrastructure énergétique au pays, ça n’a aucun sens! », déclare Germain Belzile, chercheur associé senior à l’IEDM. « L’ONÉ a beau avoir donné son aval aujourd’hui, l’expansion du pipeline est encore loin d’être réalisée. Le ministre des Ressources naturelles a mis en place une nouvelle phase de consultations afin de satisfaire les exigences de la Cour d’appel, et aucune date n’a été déterminée pour la fin de celles-ci. »

De plus, l’ONÉ a ajouté 16 nouvelles recommandations aux 156 conditions déjà imposées.

Il est important de rappeler que le gouvernement a englouti 4,5 milliards $ en fonds publics dans un projet privé qui avait initialement obtenu toutes les autorisations requises et remporté 16 batailles juridiques, l’une après l’autre. Les Premières Nations avaient également été consultées; d’ailleurs, de nombreuses communautés autochtones sont en faveur du projet.

« Aujourd’hui, les Canadiens se retrouvent propriétaires d’un pipeline qu’Ottawa a payé cher, selon le Directeur parlementaire du budget, et dont le coût pourrait encore augmenter en raison de l’allongement des délais de livraison », note M. Belzile.

Le projet Trans Mountain, qui doit tripler la capacité des canalisations existantes afin d’acheminer jusqu’à 900 000 barils de pétrole par jour depuis l’Alberta jusqu’au port de Burnaby, en Colombie-Britannique, vise à ouvrir de nouveaux marchés d’exportation pour les ressources pétrolières canadiennes.

« Une telle saga ne peut que continuer à faire fuir les investisseurs vers les États-Unis, où l’environnement réglementaire est beaucoup plus accueillant », ajoute Michel Kelly-Gagnon, président et directeur général de l’IEDM. « Non seulement le processus d’approbation est onéreux et très long au Canada, mais en plus les entreprises ne peuvent pas s’y fier. Et pendant ce temps, l’économie canadienne continue d’en souffrir. »

* * *

L’IEDM est un think tank indépendant sur les politiques publiques. Par ses publications et ses interventions, l’IEDM alimente le débat sur les politiques publiques au Québec et à travers le Canada en proposant des réformes fondées sur les principes de l’économie de marché et de l’entrepreneuriat.

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Demandes d’entrevues : Pascale Déry, Vice-présidente, Communications et développement, IEDM. / Tél. : 514-273-0969 p. 2233 / Cell. : 514-502-6757 / courriel : pdery@iedm.org


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