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Le Québec est toujours un champion des subventions aux entreprises

Montréal, le 18 janvier 2018 – Le Québec verse deux fois plus de subventions aux entreprises que l’Ontario, en proportion de la taille de son économie. Cette politique n’enrichit pas les Québécois, montre une publication lancée aujourd’hui par l’IEDM.

Bien que le Québec ne génère que 19 % du PIB total des provinces, il octroie près de 29 % des subventions versées par celles-ci. « Ce recours disproportionné aux subventions ne se traduit pas par un niveau de richesse plus élevé, sinon le Québec serait la province la plus riche du Canada. Or, c’est loin d’être le cas », note Alexandre Moreau, analyste en politiques publiques à l’IEDM et auteur de la publication.

Le PIB par habitant au Québec était en effet de 47 443 $ en 2016, comparativement à 74 343 $ en Alberta ou à 58 585 $ pour l’ensemble des provinces excluant le Québec.

« Pour chaque dollar que Québec perçoit des entreprises privées, au moins 41 cents sont dépensés sous différentes formes de subventions », souligne Alexandre Moreau. Le total des subventions accordées par le gouvernement du Québec aux entreprises a atteint au minimum 3,1 milliards $ en 2016-2017, alors que les recettes de l’État provenant de l’impôt sur le revenu et le gain en capital des entreprises se sont élevées à 7,5 milliards $.

Le montant total des subventions est d’ailleurs vraisemblablement plus élevé que 3,1 milliards $. « Pour évaluer le coût de certains types de subventions découlant des garanties de prêts et des placements de portefeuille, il faut tenir compte de la prise de risque, puisque c’est le gouvernement – et donc le contribuable – qui est responsable au bout du compte si l’entreprise n’est pas en mesure de rembourser un prêt ou si la valeur de ses actions baisse », explique Alexandre Moreau.

La publication montre aussi que tenter de soutenir l’économie à l’aide de subventions entraîne des effets pervers qui nuisent à la croissance. « Les augmentations de taxes et d’impôts servant à financer ces subventions créent des distorsions dans l’économie et découragent les activités productives. En fait, le gouvernement se trouve à confisquer l’argent des entreprises les plus performantes pour en faire profiter d’autres qui n’ont pas réussi à convaincre des investisseurs privés qu’elles sont rentables », ajoute M. Moreau.

« Les effets néfastes liés aux subventions sont connus depuis longtemps. L’économie québécoise se porterait beaucoup mieux si le gouvernement réduisait les subventions aux entreprises et, en contrepartie, leur fardeau fiscal. Une telle réforme améliorerait la compétitivité de toutes les entreprises tout en réduisant les distorsions économiques », conclut Michel Kelly-Gagnon, président et directeur général de l’IEDM.

Le Point intitulé « Le Québec est toujours un champion des subventions » est signé par Alexandre Moreau, analyste en politiques publiques à l’IEDM. Cette publication est disponible sur notre site.

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L’IEDM est un organisme de recherche et d’éducation indépendant, non partisan et sans but lucratif. Par ses études et ses conférences, l’IEDM alimente les débats sur les politiques publiques au Québec et partout au Canada en proposant des réformes créatrices de richesse et fondées sur des mécanismes de marché.

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Demandes d’entrevues : Pascale Déry, Vice-présidente, Communications et développement, IEDM. / Tél. : 514-273-0969 p. 2233 / Cell. : 514-502-6757 / courriel : pdery@iedm.org


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