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Un ordre professionnel des enseignants : est-ce la meilleure solution ?

Montréal, le 11 août 2017 – La proposition des jeunes libéraux du Québec de créer un ordre professionnel pour les enseignants a le mérite de relancer le débat sur l’éducation, mais des réformes plus en profondeur sont nécessaires pour valoriser le rôle de l’enseignant et favoriser l’excellence dans les écoles du Québec.

« Saluons la volonté des jeunes libéraux de vouloir apporter des changements dans le système d’éducation et de valoriser le métier d’enseignant, mais la création d’un ordre n’est pas la meilleure solution. Il faut aller plus loin que ça », dit Germain Belzile, chercheur associé senior à l’IEDM. « Un ordre n’accordera pas plus d’autonomie aux écoles, plus de choix aux parents ou une rémunération au mérite. Ce sont pourtant là des changements simples qui valoriseraient la profession tout en favorisant la réussite scolaire de nos enfants », ajoute-t-il.

Une rémunération en fonction du rendement, par exemple, encourage l’excellence chez les enseignants et contribue à améliorer la qualité du système scolaire. Il est d’ailleurs tout à fait normal que les meilleurs enseignants soient mieux rémunérés que leurs collègues moins performants. Rappelons qu’il est aussi extrêmement difficile de congédier un enseignant incompétent au Québec : sur les quelque 58 000 enseignants permanents que compte le secteur public, seulement sept d’entre eux ont été congédiés pour incompétence entre 2010 et 2015.

« On devrait également donner plus de pouvoirs aux enseignants et directeurs d’écoles pour choisir le contenu des cours et la façon d’enseigner, tout en les récompensant ou les sanctionnant selon les résultats », suggère M. Belzile. « Des enseignants plus autonomes dans leur travail sont plus heureux et, par le fait même, plus efficaces. L’autonomie pédagogique permet de plus d’enrichir l’offre et de fournir des modèles alternatifs aux élèves, qui ont des aptitudes et des intérêts variés, et qui apprennent de différentes façons. »

Favoriser la concurrence entre les écoles et donner plus de choix aux parents devraient aussi être au cœur de toute réforme du système scolaire.

« Enfin, il faut s’interroger sur la pertinence des commissions scolaires et être ouvert à la possibilité de décentraliser la gestion des écoles », ajoute Germain Belzile. « Non seulement pourrait-on éviter certaines dépenses administratives, mais le fait de réduire la bureaucratie permettrait aux écoles de s’adapter plus facilement à leur clientèle et d’innover dans les services éducatifs. »

« Ces idées de réforme ont été appliquées avec succès dans plusieurs pays, comme le soulignent plusieurs de nos publications à ce sujet, et seraient bien plus efficaces qu’un ordre professionnel pour aider à la fois les enseignants, les parents et surtout les enfants », conclut Michel Kelly-Gagnon, président et directeur général de l’IEDM.

* * *

L’IEDM est un organisme de recherche et d’éducation indépendant, non partisan et sans but lucratif. Par ses études et ses conférences, l’IEDM alimente les débats sur les politiques publiques au Québec et partout au Canada en proposant des réformes créatrices de richesse et fondées sur des mécanismes de marché.

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Demandes d’entrevues : Pascale Déry, Vice-présidente, Communications et développement, IEDM. Bur : 514-273-0969 p. 2233 / Tél. : 514-502-6757 / courriel : pdery@iedm.org


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