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Gestion de l’offre contre bois d’œuvre : un « deal » gagnant-gagnant

Montréal, le 23 mars 2017 – Alors que les États-Unis sont sur le point de rouvrir l’ALÉNA, le Canada devrait saisir cette occasion pour ouvrir ses marchés agricoles et demander en retour un plein accès du bois d’œuvre canadien au marché américain, soutient une Note économique publiée aujourd’hui par l’IEDM.

« Les échanges commerciaux entre le Canada et les États-Unis ayant stagné depuis le début des années 2000, éliminer la gestion de l’offre et les tarifs sur le bois d’œuvre serait un bon moyen de leur donner un nouvel élan », souligne Alexandre Moreau, analyste en politiques publiques à l’IEDM et auteur de la publication.

Le système de quotas et de tarifs imposés sur le lait, les œufs et la volaille bloque l’entrée de produits étrangers et coûtent 258 $ par année à chaque ménage canadien, selon l’OCDE. Par ailleurs, si les États-Unis allaient de l’avant avec l’imposition d’un tarif de 25 % sur le bois d’œuvre canadien, le prix moyen d’une nouvelle maison sur le marché américain augmenterait de 1300 $. Seulement pour les maisons unifamiliales, ces coûts supplémentaires totaliseraient 1 milliard $.

« Les barrières commerciales ont toujours enrichi un petit nombre au détriment de la vaste majorité », soutient M. Moreau. « Les bénéfices pour les consommateurs canadiens et américains seraient considérables si les barrières tarifaires qui subsistent encore disparaissaient ».

Les consommateurs ne sont pas les seuls perdants dans la situation actuelle. Les fermiers canadiens aussi écopent, puisque la gestion de l’offre les prive d’un accès à des milliards de consommateurs à travers le monde. De plus, les dépenses nécessaires à l’acquisition des quotas limitent leur capacité à investir pour augmenter la productivité de leur ferme.

« Mettre la gestion de l’offre sur la table serait un bon argument de vente qui pourrait convaincre le gouvernement américain de laisser tomber l’idée d’imposer des tarifs sur le bois d’œuvre canadien », ajoute M. Moreau. « On s’éviterait ainsi un énième psychodrame sur le bois d’œuvre, comme c’est le cas tous les cinq ou dix ans. »

Le Canada est le deuxième plus important partenaire économique des États-Unis et que leurs échanges commerciaux représentent près de 882 milliards $ par année, soit près de 2,5 milliards $ chaque jour.

« Pour préserver et même élargir les relations économiques entre les deux pays, il est impératif que les politiciens des deux côtés de la frontière résistent à l’influence des lobbys et se portent à la défense des millions de consommateurs qui font les frais du protectionnisme », conclut Michel Kelly-Gagnon, président et directeur général de l’IEDM.

La Note économique intitulée « Échanger la gestion de l’offre contre le bois d’œuvre? » est signée par Alexandre Moreau, analyste en politiques publiques à l’IEDM. Cette publication est disponible sur notre site.

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L’IEDM est un organisme de recherche et d’éducation indépendant, non partisan et sans but lucratif. Par ses études et ses conférences, l’IEDM alimente les débats sur les politiques publiques au Québec et partout au Canada en proposant des réformes créatrices de richesse et fondées sur des mécanismes de marché.

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Demandes d’entrevues : Pascale Déry, conseillère principale, Communications, Département des interventions liées à l’actualité. IEDM / Tél. : 514-273-0969 p. 2233 / Cell. : 514-502-6757 / courriel : pdery@iedm.org


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