Communiqués de presse

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mars 20, 2017

20 mars 2017

Budget fédéral : Ottawa devrait prendre exemple sur Québec

Montréal, le 20 mars 2017 - À l'aube du prochain budget fédéral, l'IEDM tient à rappeler au gouvernement fédéral qu'enregistrer des déficits budgétaires pour relancer l'économie est une politique vouée à l'échec et que celle-ci peut même créer l'effet inverse.

Ottawa devrait plutôt s'inspirer du Québec et de la Colombie-Britannique. Ces provinces ont montré qu'il est possible pour un gouvernement de stimuler l'économie sans faire de déficit, en créant un environnement économique favorable, et ce dans un contexte que plusieurs qualifient « d'austérité » mais qui constitue au fond tout simplement une gestion prudente. La Colombie-Britannique a ainsi équilibré son budget pour une cinquième année de suite, et tout indique que le Québec s'apprête à faire de même pour une troisième fois, avec des surplus à la clé.

« Les performances de ces provinces ne devraient pas nous surprendre », explique Mathieu Bédard, économiste à l'IEDM. « Après la crise financière de 2008, ce sont les pays de l'OCDE qui ont à la fois réduit leurs dépenses publiques et leurs revenus qui ont réussi à obtenir la croissance annuelle moyenne la plus élevée. À l'inverse, les pays qui ont augmenté à la fois leurs dépenses et leur fardeau fiscal ont connu une croissance très faible et même un recul économique, si on inclut à ce calcul la Grèce. »

De gros déficits impliquent tôt ou tard plus d'impôts. Même si les taux d'intérêt actuels sont faibles, les emprunts doivent être remboursés et ce sont les contribuables qui paieront ultimement la note.

« Le déficit fédéral pour l'année en cours est déjà de 14 milliards de dollars, et ce, avec encore trois mois à écouler dans l'année financière », rappelle M. Bédard. « Cette obsession de vouloir stimuler l'économie par les dépenses gouvernementales, alors que le Canada n'est même pas en récession, coûte cher aux contribuables et ce en générant des résultats douteux. Ces milliards représentent autant d'impôts futurs à payer pour tous les Canadiens. »

Les exemples récents que nous fournit la littérature scientifique contredisent plusieurs économistes de Bay Street qui prônent les déficits comme outils de relance économique. Les hausses des dépenses publiques ont en fait tendance à réduire les dépenses privées, et à créer uniquement des emplois durables dans le secteur public. « La meilleure façon de stimuler la croissance est de retirer les obstacles pour les entrepreneurs et les innovateurs en réduisant les impôts et le fardeau réglementaire », conclut Germain Belzile, chercheur associé senior à l'IEDM.

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L'IEDM est un organisme de recherche et d'éducation indépendant, non partisan et sans but lucratif. Par ses études et ses conférences, l'IEDM alimente les débats sur les politiques publiques au Québec et partout au Canada en proposant des réformes créatrices de richesse et fondées sur des mécanismes de marché.

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Demandes d'entrevues : Pascale Déry, conseillère principale, Communications, Département des interventions liées à l'actualité, IEDM, Tél. : 514-273-0969 p. 2233, Cell. : 514-502-6757, courriel : pdery@iedm.org

L’IEDM dans les médias

Échanger la gestion de l’offre contre le bois d’œuvre
Texte d'opinion de Michel Kelly-Gagnon, PDG de l'IEDM, et Alexandre Moreau, analyste en politiques publiques à l’IEDM, publié le 23 mars dans La Presse+.

« Investissement », une expression galvaudée
Billet de Germain Belzile, chercheur associé senior à l'IEDM, publié le 21 mars sur le blogue de l'IEDM du Journal de Montréal.

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