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Conflit du bois d’œuvre : les producteurs canadiens demeurent les grands perdants

Montréal, le 15 septembre 2016 – Alors que la montée du protectionnisme a dominé les discussions entre dirigeants mondiaux lors du dernier sommet du G20, un Point publié aujourd’hui par l’IEDM montre notamment que les barrières tarifaires imposées au bois d’œuvre canadien mettent en péril près de 22 000 emplois au pays.

Les tarifs appliqués lors de la dernière entente ont permis aux producteurs américains d’enregistrer un bénéfice net supplémentaire de 4,63 milliards de dollars canadiens, alors que les producteurs canadiens et les consommateurs américains, eux, ont perdu respectivement plus de 2 et 6,36 milliards de dollars.

« Le cas du bois d’œuvre illustre parfaitement le fait que le protectionnisme se fait généralement à l’avantage d’un petit nombre et au détriment d’une majorité », souligne Alexandre Moreau, analyste en politiques publiques à l’IEDM et auteur de la publication.

Les producteurs américains reprochent depuis longtemps au Canada de ne pas avoir de mécanisme de marché approprié permettant de déterminer le niveau des redevances payées pour les bois récoltés en forêts publiques. Pour répondre à cette critique, le Québec et la Colombie-Britannique ont d’ailleurs instauré des mécanismes de mise aux enchères publiques.

« Le fait que ces deux provinces aient instauré des mécanismes de marché pour déterminer le niveau des redevances devrait leur permettre en théorie d’échapper à une éventuelle imposition de tarifs de la part des Américains », ajoute M. Moreau.

Toutefois, les producteurs américains réclament toujours l’imposition de limites et de tarifs sur les importations canadiennes. Si aucune entente n’est ratifiée d’ici le 12 d’octobre, les importations en provenance du Canada pourraient être assujetties à des tarifs allant jusqu'à 25 %. Mais même advenant un nouvel accord qui imposerait des tarifs plus bas, les producteurs américains seraient encore une fois les grands gagnants

« Les barrières au commerce appauvrissent l’ensemble de l’économie, ici comme aux États-Unis », ajoute Jasmin Guénette, vice-président à l’IEDM. « Le secteur forestier est important autant pour l’économie des régions que pour l’ensemble du Canada. Il faut donc encourager le libre-échange et cesser de nuire aux consommateurs et entreprises. »

Le Point intitulé « Les coûts économiques du protectionnisme : le cas du bois d’œuvre » est signé par Alexandre Moreau, analyste en politiques publiques à l’IEDM. Cette publication est disponible sur notre site.

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L’IEDM est un organisme de recherche et d’éducation indépendant, non partisan et sans but lucratif. Par ses études et ses conférences, l’IEDM alimente les débats sur les politiques publiques au Québec et partout au Canada en proposant des réformes créatrices de richesse et fondées sur des mécanismes de marché.

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Demandes d’entrevues : Pascale Déry, conseillère principale, Communications et développement / Tél. : 514-502-6757 / courriel : pdery@iedm.org


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