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Conflit du bois d’œuvre : les consommateurs américains ont perdu près de 6 milliards de dollars depuis 2006

Montréal, le 15 septembre 2016 – Les barrières tarifaires imposées au bois d’œuvre canadien coûtent une fortune aux consommateurs américains tout en enrichissant un groupe restreint de producteurs, montre un Point publié aujourd’hui par l’Institut économique de Montréal (IEDM), un centre de recherche en politiques publiques canadien.

Depuis l’entrée en vigueur du dernier Accord sur le bois d’œuvre entre le Canada et les États-Unis, des tarifs à la frontière ont fait diminuer les exportations canadiennes et ont permis aux producteurs américains d’augmenter leurs parts de marché. Ces derniers ont ainsi pu enregistrer un bénéfice net supplémentaire de 4,31 milliards de dollars américains entre 2006 et 2015.

Les consommateurs américains sont toutefois les grands perdants de cet accord. Comme le bois canadien visé par l’Accord est principalement utilisé pour la construction résidentielle sur le marché américain, les consommateurs américains ont dû s’approvisionner à partir d’une source alternative et plus coûteuse que le bois canadien.

« On en parle peu dans tout ce débat, mais les consommateurs américains payent aussi le prix des mesures protectionnistes prises par leur gouvernement, dit Alexandre Moreau, analyste en politiques publiques à l’IEDM et auteur de la publication. Entre 2006 à 2015, ils ont déboursé 5,92 milliards de dollars US de plus qu’ils ne l’auraient fait dans une situation de libre-échange. »

Le cas du bois d’œuvre illustre parfaitement le fait que le protectionnisme se fait généralement à l’avantage d’un petit nombre et au détriment d’une majorité, souligne le Point.

« Les barrières au commerce appauvrissent l’ensemble de l’économie, au Canada comme aux États-Unis », ajoute Jasmin Guénette, vice-président de l’IEDM. « Même si quelques centaines de milliers d'individus liés à l'industrie américaine du bois d'œuvre bénéficient de cette situation, plusieurs dizaines de millions de consommateurs sont pénalisés. Au final, les pertes subies par les consommateurs seront beaucoup plus importantes que les gains réalisés par les producteurs de bois d'œuvre. »

Rappelons que les producteurs américains réclament toujours l’imposition de limites et de tarifs sur les importations canadiennes. Si aucune entente n’est ratifiée avant le 12 octobre, les importations en provenance du Canada pourraient être assujetties à des tarifs allant jusqu'à 25 %.

Le Point intitulé « Les coûts économiques du protectionnisme : le cas du bois d’œuvre » est signé par Alexandre Moreau, analyste en politiques publiques à l’IEDM. Cette publication est disponible sur notre site.

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L’IEDM est un organisme de recherche et d’éducation indépendant, non partisan et sans but lucratif. Par ses études et ses conférences, l’IEDM alimente les débats sur les politiques publiques au Québec et partout au Canada en proposant des réformes créatrices de richesse et fondées sur des mécanismes de marché.

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Demandes d’entrevues : Pascale Déry, conseillère principale, Communications et développement / Tél. : 514-502-6757 / courriel : pdery@iedm.org


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